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 Sarko le Corse

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Pascual Garrido
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MessageSujet: Sarko le Corse   Sarko le Corse EmptyMer 4 Juil - 16:30

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Les racines corses du président
LE MONDE | 04.07.07 | 15h45 • Mis à jour le 04.07.07

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Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua en 1990.


Il ne l'évoque que rarement, mais Nicolas Sarkozy a une terre d'adoption envers laquelle il éprouve une réelle gratitude. En Corse, il s'est fabriqué une partie de ses racines. Camille de Rocca-Serra, député et président de l'Assemblée territoriale de Corse, n'est pas peu fier d'être à la source de cet attachement. C'est lui qui a présenté Nicolas Sarkozy à sa première femme, originaire de l'île : "C'était dans les années 1970, j'étais venu à Neuilly à un dîner-débat. Nicolas a pris la parole. Je me trouvais avec une de mes cousines et l'une de ses amies, Marie-Dominique Culioli. Après, elles voulaient absolument que je les présente, vous connaissez la suite."


Marie-Dominique est l'une des deux filles de Rose et Henri Culioli, pharmacien du village de Vico, situé au-dessus de Sagone, à une heure de route au nord d'Ajaccio (Corse-du-Sud). Cette famille de notables respectés reprendra plus tard une pharmacie en région parisienne.

Dans le Sagone des années 1970, Nicolas Sarkozy, étudiant BCBG de Neuilly-sur-Seine, dénote, avec sa coupe de cheveux digne de la série "Dallas", ses mocassins à pompons ou à glands et son pull rouge immuablement noué autour du cou. Il reste à distance, observe les spécificités locales. Bien que futur mari d'une enfant du pays, il reste "un Français". Mais la forte structuration de la société insulaire, ses liens de solidarité et d'entraide ne peuvent qu'attirer ce fils de déracinés hongrois délaissé par son père.

La maison construite par sa belle- famille, sur la plage de Sagone, une grande villa surnommée Ros'Hen, pour Rose et Henri, ses beaux-parents, fut une scène idéale pour saisir les entrelacs de la communauté corse. Elle a abrité un temps, en sous-sol, une boîte de nuit fréquentée par la jeunesse locale. Jeannot Biancarelli, l'oncle de sa femme, qui s'occupait du lieu, avait déjà géré une boîte à Paris, La Dame blanche, à Pigalle. Connu des services de police, cet oncle s'était rangé des voitures et faisait régner l'ordre dans l'établissement.

Un autre oncle, haut en couleur, souvent tout de blanc vêtu, amateur de chaussures bicolores, Jean-Baptiste Culioli, croupier en Suisse, aimait faire irruption dans la boîte de nuit familiale en offrant le champagne à l'assistance. L'établissement sera finalement fermé par la préfecture à la suite d'un coup de feu reçu par un Marseillais. Ne subsisteront que les soirées privées.

La famille Géronimi, proche des beaux-parents de Nicolas Sarkozy, propriétaire du glacier-patissier situé juste en face de la villa Ros'Hen, à Sagone, connaît bien le nouveau président de la République. Le jeune Sarkozy accompagnait André Géronimi pour la tournée de pain dans les villages de montagne. Il nouera avec cet homme un lien d'affection et s'imprégnera à ses côtés des particularités de la Corse profonde.

Le hasard va conduire les Sarkozy à côtoyer les Colonna, qui résident dans le village voisin de Cargèse et dont l'un des fils, accusé d'avoir tué le préfet Erignac, sera arrêté, le 4 juillet 2003, par Nicolas Sarkozy ministre de l'intérieur. La soeur d'Yvan Colonna n'est autre que la compagne du fils d'André Géronimi, mentor bienveillant du jeune Nicolas. Par la suite, l'un des fils Sarkozy, tenté un temps par la vie de berger, fit son stage chez un éleveur basé au-dessus de Sagone, ami d'Yvan Colonna, lui-même berger.

On a pu voir ces dernières années, à la terrasse du bar glacier Géronimi de Sagone l'un des fils Sarkozy de retour d'un tournoi de foot organisé sur la plage, se désaltérant avec le fils d'Yvan Colonna. Les quelques années d'écart n'y changeaient rien. Le fils Sarkozy, voisin d'en face, fils d'une fille du pays, était comme chez lui dans cette maison qui a si souvent vu son père. Le fils d'Yvan y demeurait également souvent, puisqu'il était chez son oncle par alliance. Ces croisements n'impliquent aucun lien d'obligeance. Mais ils offrent à Nicolas Sarkozy une connaissance intime de la complexité insulaire, la faculté de décoder cette société et de prévenir certains de ses pièges.

A la différence d'un Charles Pasqua, qui a entretenu avec l'île un rapport de clientèle, Nicolas Sarkozy s'appuie sur des fidélités qui n'ont pas été construites grâce à des services rendus. Parmi ses relations, on compte les principaux élus UMP de l'île, comme Camille de Rocca-Serra. Mais aussi la propriétaire du Maquis, hôtel de luxe au charme discret donnant sur la baie d'Ajaccio, qui l'a connu jeune adulte et l'accueille volontiers lors de séjours privés sur l'île ; ce restaurateur ajaccien connu pour ses pâtes aux langoustes, dont la faconde a su séduire le futur président ; ce retraité continental installé à Sagone depuis longtemps, avec qui il aime jouer au tennis.

S'il doit beaucoup à son culot et à son ambition d'être devenu président de la République, Nicolas Sarkozy sait aussi que la Corse, ou plutôt les Corses, lui ont ouvert les portes d'une carrière politique. Son cercle se retrouvait chaque année à Sagone à l'Hôtel Cyrnos, établissement trois étoiles alors fort prisé. Véritable annexe de l'Assemblée nationale pour les députés corses, le Cyrnos accueillait le gratin de l'UNR de l'époque, rebaptisé RPR fin 1976 par Jacques Chirac. On y aperçoit les caciques du gaullisme : René Tomasini, secrétaire général de l'UNR, le "M. Corse" de Chirac, incontournable à Paris ; Lucien Neuwirth, questeur de l'Assemblée nationale, grâce à qui Sagone aura l'électricité ; l'ex-premier ministre de De Gaulle, Michel Debré, et sa famille ; le député parisien Gabriel Kaspereit ou encore la journaliste parlementaire Danièle Breem. La bonne société parisienne côtoie les grandes fortunes.

Jean Bonfanti, le patron des disques Véga, usine en Espagne, appartement avenue d'Iéna à Paris, villa près de Sagone, paie le feu d'artifice sur la plage tous les 15 août. Dans l'assistance, Achille Peretti, l'immuable maire de Neuilly-sur-Seine, compagnon de la Libération, président de l'Assemblée nationale de 1969 à 1973, et son ami, le banquier Jean-Marc Vernes.

Cette petite compagnie se rend souvent à Ajaccio pour faire la fête au restaurant Sons et Guitares géré par Antoine Bonelli, le guitariste de Tino Rossi. Le comédien Daniel Ceccaldi et le chanteur André Clavaux fréquentent ce cercle. La mère de Nicolas Sarkozy, Andrée, avocate, en est à l'occasion.


Achille Peretti, maire de Neuilly, prendra Nicolas Sarkozy sous sa coupe. "Tout ce que je sais de la politique municipale, c'est M. Peretti qui me l'a appris (...). On savait en ville que j'étais un peu son fils spirituel", lance le jeune maire, élu à la succession de son mentor, décédé en 1983. A 23 ans, il était déjà sur la liste Peretti pour les municipales de 1977. Il franchira ensuite tous les échelons du militant, organisant les campagnes locales du RPR. "Achille a enseigné à Nicolas Sarkozy le quadrillage électoral et la pratique du pouvoir", analyse José Rossi, ancien ministre (PR) et ex-président de l'Assemblée territoriale de Corse. Adoubé par le maire de Neuilly, pilier des réseaux gaullistes issus de la Libération, le jeune Nicolas est soutenu par les Corses des Hauts-de-Seine, dont Charles Pasqua, grand metteur en scène du RPR, ou Charles Ceccaldi-Reynaud, maire RPR de Puteaux.

Le décès brutal de M. Peretti va changer le destin politique de Nicolas Sarkozy. Chargé d'organiser la primaire entre les principaux postulants à la succession d'Achille Peretti, dont Charles Pasqua, il va jouer sa propre carte. "Chirac et Tomasini avaient décidé que ce ne serait pas Pasqua, qui lorgnait trop depuis 1981 sur la présidence de la République", rapporte Jean-François Probst, un des piliers du RPR à l'époque.

La volonté des fidèles de M. Peretti de voir son "fils spirituel" reprendre le flambeau fit le reste. Dans son livre Ce que je sais (Seuil, 300 p., 19 €), M. Pasqua expédie en bas de page cet épisode qu'il qualifie "d'aussi inélégant qu'inutile". Nicolas Sarkozy est désigné maire de Neuilly. "Achille lui a donné sa chance, il a su la saisir, estime Camille de Rocca-Serra, dans le fond il est comme les Corses, gaulliste et bonapartiste."

Ces liens avec l'île feront de lui un partisan d'une solution politique au dossier corse. En 2003, ministre de l'intérieur, il tente à son tour de régler le problème insulaire et choisit la voie référendaire pour réformer les institutions. "Cette consultation est faite pour vous", dit-il aux représentants des nationalistes corses dont il a rencontré les plus radicaux à son domicile en 2002.

Dans un dîner à Paris, en colère contre les élus insulaires qui traînent les pieds, il étrenne une formule qu'il réutilisera quelques années plus tard : "Il faudrait les passer au Kärcher." Début juillet 2003, le référendum est perdu. "Il a trop voulu convaincre et il a laissé du temps à l'opposition pour s'unifier, regrette José Rossi, partisan du oui, mais l'arrestation d'Yvan Colonna lui a permis de rebondir sur le terrain de l'ordre public."

"M. Sarkozy est un personnage ambivalent, note Jean-Christophe Angelini, porte-parole du Parti de la nation corse, un courant nationaliste minoritaire. Il éprouve une affection pour notre île et sait décoder les enjeux insulaires. Mais, depuis son échec au référendum, il axe son discours sur la seule sécurité publique, sans perspectives à long terme."

Un discours payant, du moins à l'aune des résultats à la présidentielle : celui qui se prend pour un enfant du pays a obtenu... 60,12 % des suffrages en Corse.

source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-931456,0.html
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MessageSujet: Re: Sarko le Corse   Sarko le Corse EmptyMer 4 Juil - 16:38

une certaine Corse.

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MessageSujet: Re: Sarko le Corse   Sarko le Corse EmptyMer 4 Juil - 16:43

Monsieur le Président a ses entrées à l'Hotel du Maquis... comme ça balance... Mr.Red
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MessageSujet: Re: Sarko le Corse   Sarko le Corse EmptyMer 4 Juil - 17:29

tu le sais comme moi, il y a une certaine propension chez nous à arborer ce qui brille et flatte son propriétaire...bagnole, fringues et au cas particulier l'avocat parisien.
De là à le dire adopté et reconnu..in culu si.

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