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 Bunga Bunga

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Antone
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MessageSujet: Bunga Bunga   Jeu 13 Oct - 12:54

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Berlusconi : bunga-bunga et crucifix


Publié le 11-10-11 à 16:42 Modifié le 13-10-11 à 10:41 par Le Nouvel Observateur 1 réaction

Le “porno religieux”, la dernière lubie sexuelle du Cavaliere, ulcère les Italiens. Pourtant, le nouveau Néron est toujours là. Enquête de Marcelle Padovani dans l'empire décadent de Berlusconi.

Sylvio Berlusconi au Palais Chigi (Vincenzo Pinto-AFP)







Le dernier scandale signé Silvio Berlusconi est du genre sacrilège. Suffisamment sacrilège pour susciter un large dégoût dans l’opinion italienne restée majoritairement catholique. Après avoir péniblement digéré les révélations successives sur les “bunga-bunga”(1) présidentiels, les histoires de mineures, les “Rubygate” et autres “Papi parties” berlusconiennes (2), cette fois les Italiens disent basta ! Basta au “porno religieux”, selon l’expression du philosophe Paolo Florès d’Arcais, directeur de la revue laïque “MicroMega”. Depuis longtemps, tout le monde sait que, pour satisfaire ses fantasmes sexuels, le président du Conseil adore travestir en infirmières ou policières les escort girls qui participent aux parties fines organisées dans sa luxueuse villa d’Arcore, en Lombardie. Mais en bonnes sœurs… Qui aurait pu imaginer ?



Le 16 septembre, une escort girl accorde une interview au quotidien de gauche “Il Fatto quotidiano” : “C’était un soir de février 2010, raconte la jeune femme. Une projection de “Sister Act” avait été organisée à Arcore. A la fin du film, Nicole Minetti [qui deviendra plus tard conseillère régionale en Lombardie], habillée en bonne sœur, avec sa robe longue et sa coiffe blanche, très sexy dans ses habits stricts, monte sur l’estrade, s’enroule autour de la barre de lap dance, exécute un ballet, puis commence un strip-tease. Une fois qu’elle est complètement nue, le président s’approche, la tripote et lui promène sur les seins et entre les cuisses le crucifix en bois qu’elle porte autour du cou, en lui disant : “Que Dieu saint te bénisse.” Idem avec les autres “religieuses” qui l’accompagnent.” Puis les filles sont entraînées dans une alcôve attenante où se déroule la suite des ébats.

Nicole Minetti, conseillère régionale et manageuse de plaisirs. (AFP)
“J’en ai vu de toutes les couleurs, continue la jeune femme, qui a fréquenté plusieurs de ces soirées que le président du Conseil ose qualifier d’“élégantes”. J’ai vu qu’il est toujours entouré de gens qui attendent seulement qu’il lâche 1.000, 2.000, 10.000 euros, une voiture peut-être, un appartement, qui sait ?…” Fin du témoignage. Il confirme en tout point les déclarations d’une autre habituée des “fêtes” costumées du Cavaliere, celles de la Marocaine Imane Fabil. Le 9 août, elle a affirmé au parquet de Milan que ces mises en scène, avec bonnes sœurs à la clé, avaient lieu une fois par mois. Le parquet entend utiliser ces nouvelles informations pour le procès du scandale sexuel du Rubygate qui a repris le 3 octobre. Non qu’elles revêtent une importance capitale du point de vue pénal, mais parce que, derrière ces manifestations d’exubérance sexuelle, on découvre des collusions, des affaires louches, des chantages, des tentatives de corruption.

Le Cavaliere est également jugé depuis avril à Milan dans le Rubygate pour des relations sexuelles payantes début 2010 avec une mineure Karima El Mahroug, surnommée "Ruby la voleuse de coeurs", un délit en Italie. Les journaux italiens ont publié des dizaines d'écoutes téléphoniques scabreuses et compromettantes pour M. Berlusconi (c) Afp
Ainsi Nicole Minetti, cette nonne d’occasion avant d’entrer en politique, était aussi la manageuse des plaisirs berlusconiens : elle gérait les mini-appartements de Milan 2 (le quartier artificiel construit par Berlusconi du temps où il faisait dans le bâtiment), que le président du Conseil prêtait à ses favorites, et sélectionnait pour lui des ragazze, des jeunes filles qu’elle poussait à la prostitution. C’est en échange de ses bons et loyaux services qu’elle a obtenu son siège de conseillère régionale de Lombardie.

Les évêques signe l’acte de décès du berlusconisme

Ces révélations ont-elles réellement joué un rôle dans la prise de position particulièrement dure – une vraie déclaration de guerre – de l’épiscopat contre Silvio Berlusconi ? En tout cas, le 26 septembre dernier, personne ne s’attendait à ce que l’assemblée des évêques signe l’acte de décès du berlusconisme. Ce jour-là, le cardinal Angelo Bagnasco donne lecture d’un texte voté à l’unanimité et dénonce les “comportements licencieux, tristes et vides”, “les rapports impropres, difficilement compatibles avec la dignité des institutions”, qui “polluent l’atmosphère, rendant difficile le cheminement commun”. Il y a en Italie une “question morale”, poursuit Bagnasco, “une affaire grave” qui a des “conséquences culturelles et éducatives” et qui suscite dans l’opinion une “frayeur hagarde”.

Sylvio Berlusconi avec le cardinal Angelo Bagnasco le 18 février 2011. (Gregorio Borgia/AFP)
Le lendemain, “l’Avvenire”, le quotidien des évêques, parle de “phase convulsive qui doit être dépassée rapidement”, tandis que “Popoli”, le mensuel des jésuites, pose carrément la question?: “Les évêques prennent leur retraite à 75 ans. Et le président du Conseil ?”

De quoi geler le sang du Cavaliere qui, jusqu’ici, n’avait jamais été pris à partie par la hiérarchie catholique. Il faut dire qu’il avait exempté l’Eglise de taxes immobilières et avait ardemment défendu la présence du crucifix dans les écoles de la République en tant que “symbole de la civilisation, de la sacralité et de l’identité nationale”. “D’une certaine façon, Berlusconi a tout fait pour susciter cette sortie des évêques”, explique Marco Politi, vaticaniste. Il souligne avec malice : “L’escort girl parle le 16 septembre, Mgr Bagnasco voit le pape le 17 et c’est sans nul doute avec son accord que le coup d’épée a été porté au président le 26.” Et il conclut : “Le crucifix ne saurait être un objet érotique.”

Leurs ahurissants dialogues font le tour de l’Italie

Mais, même au-delà des croyants, qui restent majoritaires dans la Péninsule, la situation est devenue bien critique pour le Cavaliere. Son crépuscule a commencé. C’est toujours au cours de cet été 2011 que l’opinion a pu mesurer à quel point le chef du gouvernement était l’otage de personnages troubles et médiocres, de misérables brasseurs d’affaires, qui ne se mettaient à son service que pour mieux lui soutirer de l’argent. Un homme émerge avec une acuité particulière : Gianpaolo Tarantini, 34 ans, originaire de Bari (Pouilles), qui est entré en contact avec Berlusconi en Sardaigne à l’été 2008. Tous deux deviendront inséparables, complices, copains comme cochons, commentant entre eux, au téléphone, les prestations de la “chair fraîche” que Tarantini fournit régulièrement au président, une centaine de femmes en tout.

Leurs ahurissants dialogues font le tour de l’Italie : “Vous avez un tour de reins, Président ? Je vous envoie un petit ange”, dit Tarantini. Berlusconi : “Ça s’est bien passé hier soir, oui. Figure-toi qu’elles étaient onze à faire la queue, je n’ai pu en faire que huit.” Ou encore ceci : “Hier ? Très bien… Il y en avait trop. Ecoute, le mieux c’est que tu emmènes les tiennes, moi j’emmène les miennes, et puis on se les prête. La “chatte” doit circuler.” Parole de président du Conseil italien qui parle aussi du “petit cul d’or de miss Roberta “ et annonce : “Manuela vient, Francesca, Luciana, bon, je fais venir aussi le directeur de Rai Uno, puis un musicien, et aussi Gavi, qui imite si bien Sarkozy.” Comme on le voit, les soirées spéciales de Berlusconi président ressemblent étonnamment aux spectacles débilitants des télés de Berlusconi tycoon… [...]

(1)Les bunga-bunga : partouzes mêlant danses, strip-tease et jeux sexuels dans la villa du Cavaliere, à Arcore, près de Milan.

(2)Les Papi girls : les escort girls mineures payées pour satisfaire les caprices sexuels du président du Conseil.


Marcelle Padovani-Le Nouvel Observateur

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MessageSujet: Re: Bunga Bunga   Jeu 13 Oct - 13:46

Quelle santé !
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