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 Wagram..une victoire? Non, un cercle.

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Antone
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MessageSujet: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 27 Sep - 14:55

Une enquête de





Un cercle de jeux où se mêlent grands flics, voyoux, people et politique. Deux enquêtes judiciaires. Des soupçons de blanchiment et d’extorsions. Bienvenue dans les mystères du cercle Wagram, la série d’été de Bakchich. Episode I, l’arrêt de mort


Paris la nuit c’est fini ? Faut croire. Un établissement pourtant prospère, sans souci de voisinage et en meilleurs termes avec le gratin de la police a encore fermé. Le cercle Wagram a clos ses portes depuis le 8 juin.

Et la tendance n’est pas franchement à une réouverture à lire le rapport de Christian Lothion, directeur central de la Police Judiciaire (DCPJ), remis le 18 juillet dernier au ministère de l’Intérieur, bureau des Cercles de jeux. Le grand flic a officiellement demandé « le retrait de l’autorisation de jeux de l’association du Cercle Wagram ». Car c’est bien d’un établissement de jeux dont il est question.

Les casinos sont interdits dans la capitale. Telle est la loi, à laquelle une instruction et un décret de 1947 tordent un peu le bras. Ces deux charmants textes autorisent l’ouverture à titre dérogatoire de cercles de jeux et de hasard, sous l’égide d’associations loi 1901 à but non lucratif, tenus de reverser leurs bénéfices à des bonnes oeuvres.

Alors, la fermeture du Wagram, encore un coup porté aux finances des associations et autres oeuvres caritatives par le gouvernement avec la fermeture d’un de leurs plus grands pourvoyeurs ? Pas vraiment. Pas seulement. « Les enquêtes sur le Wagram peuvent permettre d’expliquer bien des meurtres en Corse », promet un policier.

Le Wagram, plus qu’un club


Le Wagram est bien plus qu’un tripot. Sis 47 rue de Wagram, tout proche de la station Ternes et des Champs Elysées, le Cercle s’est révélé un lieu de rencontre fort prisé. Où la jeunesse corse en exil loin de l’île aime à prendre un verre, leurs ainés se rencontrer, les peoples (et pas seulement les acteurs de la série mafiosa) parader, d’Ophélie Winter à l’ex grand argentier du foot français Jean-Claude Darmon en passant par le producteur Philippe Rousselet. Et où le « mage » de la politique, Jean Testaniere tient table ouverte.

Pot de départ au service Courses et Jeux


L’établissement jouit même de la meilleur réputation jusqu’aux services de police et de la direction des Courses et jeux censés le contrôler. En février 2009, deux de ses dirigeants ont même été aperçu dans les locaux du service, à l’occasion du pot de départ de deux flics méritants des Jeux : le perspicace commandant des RG en charge Cercle Concorde qui ne s’apercut pas des magouilles qui se tramaient avant que ses collègues de la PJ ne débarquent, et l’officier qui a laissé une ardoise dans un casino de Gironde en mars dernier.

A ces gens là, les 6 pages du rapport du DCPJ Lothion risquent de fendre le coeur, même si le grand flic prend soin de mettre les formes pour asséner sa sentence

Le Cercle n’a pas satisfait au contrôle inopiné du service central des cours et jeux le 8 juin. Ces petits cachottiers du Wagram ont multiplié les infractions à la législation. D’abord en pratiquant allégrement « les prêts d’argent, accordés exclusivement à certains habitués ou gros joueurs de Texas Hold em ». Une pratique formellement interdite mais qui n’avait valu à l’Aviation Club de France, autre enseigne du jeu parisien logé pile sur les Champs un simple avertissement en 2010.

1,6 millions d’euros de fraude en un an


Autres vilaines pratiques épinglées, « la perception par le personnel de la physionomie et des caises de jeux de pourboire qui échappent à toute procédure réglementaire en la matière ». Pour arrondir les fins de mois des employés (et éviter de payer trop de charges socialies), une partie du salaire est versée en liquide, d’autant plus simplement que les cercles regorgent du cash des joueurs.

En langage policier, cela se traduit par « la mise en place d’un système de rémunération complémentaire du personnel en espèce dont l’origine n’est pas déterminée ». L’expression laisse ouverte bien des pistes. De l’escroquerie au blanchiment, avec des montants conséquents. « De décembre 2009 à décembre 2010, le montant de la rémunération complémentaire du personnel en espèces affiché dans la comptabilité parallèle atteint plus de 1 600 000 euros. Cette somme dont la provenance n’a pas ét établie, a permis à l’association de s’exonérer d’une partie du paiement des charges et cotisations sociales sur les salaires ». En résumé une frausse au fisc « assez courante dans le milieu des cercles », sourit un policier. De méchantes manières, mais d’ordinaire sanctionnées par un redressement propice à combler les caisses affamées de l’Etat.

Pas de problème de voisinage, mais des soucis de ménage


Un dernier élément a emporté la décision de Lothion. « L’ingérence dans le fonctionnement du Cercle Wagram, d’individus extérieurs au conseil d’administrations de l’association et du comité des jeux, ayant des liens avec le milieu du banditisme corse ». Qu’en terme choisi, ces choses-là soient dites. Le Cercle n’a eu aucun problème de voisinage, mais des problèmes de ménage.


Sur fond de guerre du Milieu en Corse, de réglements de comptes et de partage de l’héritage du gang de la Brise de mer, deux clans insulaires se sont affrontrés pour son contrôle. De l’extorsion en bonne et dûe forme.

Sans que les responsables officiels du Cercle, pourtant proches des hautes sphères politiques quand il ne sont pas des anciens de la maison poulaga, ne s’en ouvrent à la Police.

« Ils avaient peur », défend l’une de leur avocate, Me Sophie Bottai. « Ils pensaient que le ménage serait fait par la police ou qu’il y aurait une réplique afin que la gestion leur soit rendue », croit un habitué du maquis corse.

Raté. Peu de chances que la demande de retrait ne soit pas suivi par le ministère de l’Intérieur. Claude Guéant ne veut pas entendre parler d’une réouverture du Cercle. Chatouillé par Mediapart quant à ses liens avec le marchand d’arme franco libanais Ziad Takkiedine, le boss de Beauvau ne semble avoir ni le temps ni l’envie de plonger dans les maquis corses.
Dessin d’Oliv’


Souvenirs de Concorde


Le tableau ne manquera pas d’évoquer des souvenirs à Serge Tournaire, le juge en charge de l’enquête pour extorsion à la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris. En poste à Marseille le magistrat avait codirigé l’enquête sur le Cercle Concorde.. Et il va hériter en septembre d’une seconde enquête, pour blanchiment : avant l’affaire du Wagram, il y avait déjà une affaire du Wagram.

Un véritable feuilleton, où l’on voit un policier prendre ses ordres auprès de ponte du grand banditisme, un « voyant » qui ne devine pas son avenir, des bandits se piquer de cinéma, un voyou défendre l’honneur de feu son beau-frère et des croupiers faire fortune avec un Smic. Une saga ! Que Bakchich se propose de dérouler pendant les chaleurs de l’été dans sa série : Les Mystères du Wagram.

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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 27 Sep - 14:57

Deuxième épisode de notre série d’été sur les mystères du Cercle Wagram. Où les bas de laine d’un croupier provoquent la curiosité des policiers, les dirigeants se révèlent être de paille, et la Brise de mer de commencer à souffler.


« L’association a pour but principal de promouvoir des activités sociales littéraires artistiques et sportives, elle se veut une structure d’accueil dans un cadre prestigieux, qui réunira ses membres en vue de permettre des échanges en rapport avec le but poursuivi par l’association ».

Au début de l’été, la respectable association du Cercle Wagram, 66 ans au compteur, est entrée dans une tourmente que ne laissait présager son objet social, inscrit dans les statuts déposés à la préfecture de police de Paris en 1999.

Deux enquêtes judiciaires en cours pour blanchiment, extorsions, fraudes…. Une quinzaine de personnes arrêtées et passées au tourniquet de la garde à vue. Des opérations de police à Evisa (Corse du Sud), à la Seyne-sur-Mer (Var) et dans les locaux du Cercle le 8 juin De fortes toux dans la haute hiérarchie policière. Une fermeture temporaire que la Direction Centrale de la Police Judiciaire, selon le rapport que Bakchich a pu consulter, souhaite rendre définitive. Et quelques mandats d’arrêt délivrés contre de grand gaillards amateurs de cavale…

Le bilan de l’association, dressé par les services de police, pèse peu en terme de promotion d’activités sociales littéraire et sportive…à moins d’ériger la non justification de ressources, le travail dissimulé et le blanchiment au rang d’art. Une possibilité que ne semblent pas avoir encore étudiés les flics de la division judiciaire du service courses et jeux qui ont tiré le premier fil de l’enquête : de curieux dépôts de fonds sur le compte d’un croupier du Wagram, en poste depuis une douzaine d’années.

Les bas de laine du croupier, le fil à la patte du Cercle


127 000 euros déposés en liquide en février 2010, 100 000 en avril. De jolis bas de laine pour un croupier qui émarge péniblement au dessus du Smic. Et des montants assez élevés pour éveiller même la suspicion de la Société Générale, qui alerte Tracfin à l’été 2010.

L’enquête préliminaire menée par la section judiciaire des Courses et Jeux débouche rapidement à l’arrestation du peu discret salarié du Wagram, le 30 novembre 2010.


A côté de ces dépôts en liquide, le garçon a pris soin de contracter une assurance vie de 430 000 euros et possède, toujours à la Société Générale, un coffre où dorment 75 000 euros en liquides. « Des pourboires de 1000 à 2000 euros par mois », bafouillera-t-il en audition. Avant de se faire un brin plus précis. Des enveloppes de cash à son nom et à celui de sa compagne ont été retrouvé à leur domicile. « Tous les employés avaient également une enveloppe de revenu complémentaire chaque mois, indépendamment de leur salaire propre ».

Bingo ! Du cas individuel du croupier, pincé sur non justification de ressources, blanchiment et détention de stupéfiants, les limiers peuvent débouler sur le fonctionnement du Cercle. Sous l’angle du blanchiment toujours, assorti de fraude fiscale de la part des patrons du cercles.

Ecoute pour tout le monde


Sitôt saisie le 9 décembre, la juge d’instruction de Nanterre, Anne Vincent, délivre une commission rogatoire technique pour placer le Wagram et ses boss sur écoute. Il s’agit de retrouver l’origine des espèces déposés par le croupier sur ses comptes, comprendre le fonctionnement du cercle, établir le circuit des fonds.

Les lignes tirées ne tardent pas à mordre.

De toute évidence, le triumvirat à la tête de l’association n’a que de vagues connaissances sur le fonctionnement du Cercle. Quand bien même le Président Honoré Renon, ex commandant de police au service central des Courses et Jeux, le secrétaire Jean Testaniere, officiellement salarié de Patrick Balkany à la mairie de Levallois, ou Jean François Rossi trésorier, officient depuis mars 2005. « Malgré une présence régulière et effective dans le cercle, aucune conversation ne permettait de mettre en avant, ne serait-ce qu’une vague discussion ou prise de décision relative à la tenue du cercle par un Jean Testaniere manifestement plus occupé à régler les affaires de coeur d’un show biz parisien toujours plus avide de prédictions mystiques que de régler ses propres prérogatives professionnelles », résument taquins les policiers.

Le grand bluff des dirigeants du Cercle


Honoré Renon semble vouloir se situer « au dessus de la mêlée » et ne semble jamais « clairement donner son avis sur la situation au Cercle Wagram en général ». « M. Renon a convenu que son rôle de président n’était que de pure forme », note même Christian Lothion, directeur central de la police judiciaire dans son rapport du 18 juillet 2011 transmis au bureau des jeux du ministère de l’Intérieur.

« Depuis plusieurs années, l’administration de l’association et la direction des jeux ne sont pas assurés par les dirigeants qualifiés auxquels l’autorisation de pratiquer les jeux de hasard a été délivrée ».

6 années sans apprendre, un manque de curiosité et de professionnalisme un brin gênant.

D’autant que les diverses infractions à la législation sur les jeux, les rétributions au noir des salariés (barmaid et croupiers inclus) apparaissent clairement sur les écoutes. Mieux, elles semblent institutionnalisées, via des enveloppes distribuées mensuellement. Embarrassant.
Faites vos jeux au Cercle Cadet
© Nardo


Le président « représente l’association dans ses rapports avec les tiers et en justice, tant en demande qu’en défense », précise les statuts du cercle. « En cas d’empêchement, ses fonctions et pouvoirs sont exercés conjointement par le secrétaire et le trésorier ». Impossible de faire l’autruche sur ses errances.

La famille Guazzelli monte à Paris


Or, au fil des écoutes et des vérifications bancaires, les enquêteurs acquièrent une intime conviction. Des fonds occultes, à la provenance aussi incertaine que la destination transitent par le cercle. En lien avec le grand banditisme corse, comme le laissent planer les rumeurs, articles de presse et enquêtes passées autours des cercles de jeux parisien, très prisés par les exilés de l’île de Beauté depuis 1945 ?

C’est un peu plus qu’un bruit qui titille les flics des jeux. Une écoute daté du 20 décembre.

Logé gracieusement avenue de Friedland, chez l’ex grand argentier du foot Jean-Claude Darmon, Rossi et Testaniere passent un coup de fil anodin aux aéroports de Paris. Les deux compères s’enquièrent de l’arrivée d’un vol en provenance de Nice. Et Rossi de héler un troisième larron pendant qu’il passe son coup de fil. « Angelo ». Le prénom n’est pas anodin. Angelo Guazzelli, ponte survivant de la bande bastiaise de la Brise de mer, s’est longtemps vu attribuer un rôle central dans la gestion du Wagram. Et vérification faite, le vol Air France AF6211 compte parmi ses passagers la femme et les deux filles de Guazzelli….

Le grand banditisme fait planer un peu plus que son ombre sur le Wagram. Et la guerre qui l’agite va s’inviter au cercle le 19 janvier.

(suite au prochain épisode)

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Dernière édition par Antone le Mar 27 Sep - 14:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 27 Sep - 14:58

3e épisode de notre série d’été sur les Mystères du Cercle Wagram. Où les héritiers de Richard Casanova, ponte décédé de la Brise de Mer, se réunissent, s’improvisent imprésario pour la série Mafiosa et effectuent une visite de courtoisie dans l’établissement de jeux.


Attention ceci n’est pas une blague corse. Quand trois hommes soupçonnés d’association de malfaiteurs dans un assassinat se rencontrent à Paris, c’est par hasard qu’ils violent leur contrôle judiciaire. Quand ils dorment au même hôtel, réservé au nom d’une même connaissance, il s’agit dès lors d’une amicale coïncidence. Quand un petit dîner, dans une brasserie huppée, est organisé entre les trois larrons et un quatrième pote soupçonné dans une affaire connexe, ce n’est pas une bande organisée. C’est une réunion de travail en vue de proposer un rôle à l’amie d’un ami dans Mafiosa.

Et quand à la même date, un coup de force vise le Cercle Wagram, point question d’extorsion : une simple visite de courtoisie.




Le 19 janvier, pourtant, les flics qui ont mis sur écoute toute l’équipe dirigeante de l’établissement de jeux captent une conversation peu urbaine.

A 12h59, Jean-François Rossi, trésorier de l’association du Wagram, reçoit un appel de l’accueil, décroche, mais ne répond pas.

Il discute avec des visiteurs dont l’accent fleure bon la myrthe. Et la polyphonie monte haut. Les hôtes de Rossi lui ordonnent de déguerpir du Cercle avec son équipe, son « mage » et ses cliques. Pour ne plus y revenir. Leur « ami » -Angelo Guazelli ?- ne pourrait plus les protéger.

Le message transmis se passe de sous-titre. Rossi prend la poudre d’escampette, non sans convoquer un conseil de retraite au fameux restaurant le Train bleu de la Gare de Lyon avec son président Honoré Renon, et son colocataire, secrétaire du Cercle et « mage » honoraire, Jean Testaniere. Sitôt le conciliabule terminé, Rossi et Testaniere louent une voiture et taillent la route vers la Seyne-sur-Mer, non sans passer prendre quelques effets.

« Des documents sensibles du Cercle et très certainement des espèces »- subodorent des flics méfiants à la vue d’une « petite valise à roulettes » emportée dans le lot.



Le son et l’image de l’extorsion


Les policiers ne ratent pas une miette du coup de force du Wagram. Mieux, leurs collègues des Renseignements généraux de la préfecture de Police de Paris leur prêtent main forte.




Si les flics des jeux disposent du son, les RGPP, eux, apportent les images de la prise de pouvoir au Cercle. Et les infos qu’il servent à leur collègues - dans un « assez rare moment de coopération » s’étonne une concierge de la maison poulaga- ont eu de quoi effrayer Testaniere, Renon et Rossi.

Au point de les faire détaler.

« Tous [les participants] sont connus de notre documentation criminelle comme étant de dangereux malfaiteurs », décrivent les flics dans une synthèse du 17 février 2011. Notamment Stéphane Luciani, Antoine Quilichini, Frédéric Fédéricci (le petit frère d’Ange Toussaint, condamné à 22 ans de prison dans la tuerie des Marronniers à Marseille), et Jean-Luc Germani, beau-frère de feu Richard Casanova, ex ponte de la Brise de mer. « Une équipe soudée, solidaire », susurre un connaisseur du Milieu.

Les RG de la préfecture fort coopératifs


Depuis des mois, les RG de la préfecture filent cette équipe corse, soupçonnée d’être partie prenante de la guerre qui décime le grand banditisme insulaire depuis 2006, à chacune de ses montées à Paris.



En janvier, il ne ratent pas un seul de leur mouvement, ni aucune de leur réunion de travail autour de la série Mafiosa…



Le 18 janvier, Quilichini et Luciani se retrouvent par hasard à séjourner dans le même hôtel, le peu modeste Powers, sis au 52 rue François Ier à deux pas des Champs-Elysées.

Les chambres sont louées aux bonnes grâces de César Hermanovits, un si proche de Jean-Luc Germani qu’il n’hésite pas à héberger sa petite famille lors de ses passages à Aix-en-Provence.


Les héritiers de Casanova en conclave


Justement une réunion s’improvise chez Sandra Germani, sœur de Jean-Luc et néanmoins veuve de Richard Casanova. Objet des agapes, proposer un rôle dans la série Mafiosa à Mme Hermanovits. A la table, se joignent deux acteurs de la série phare de Canal +, Frédéric Graziani et surtout Michel Antoine Ferraci. Ex-dirigeant du Wagram, Ferracci en a été débarqué en 2009 par Testaniere, Rossi et Renon, en même temps que le directeur des Jeux de l’époque, Philippe Terrazzoni, autre invité de Sandra Germani.


Et pour bien finir la journée, tout ce beau monde se retrouve à l’hôtel Powers. Pas pour préparer une quelconque reprise du Cercle mais passer une soirée entre amis. Seul petit souci, certains convives n’ont pas le droit de se rencontrer.
Corsica
© Nardo


Mis en examen dans l’assassinat de Jean-Claude Colonna, Germani, Luciani et Quilichini violent ce soir-là leur contrôle judiciaire. Un temps en garde à vue dans le dossier, Frédéric Fédericci a échappé à une inculpation dans le même dossier.

Sans doute frustré de ne pas s’être vu depuis si longtemps, les compagnons se retrouvent le 19 à la Brasserie Lorraine place de Ternes, avant de faire une petite visite au Wagram.

« Les poulets sont au courant de tout »


Afin de faire cesser les rumeurs sur les prétendues malversations de Ferracci et Terrazzoni à l’époque où ils le dirigeaient, comme ils s’en défendent aujourd’hui ? Ou pour reprendre le contrôle du Cercle ?



La petite entrevue s’achève pas la fuite du couple Rossi-Testaniere vers la Seyne-sur-Mer et la convocation d’Honoré Renon pour lui expliquer le nouveau fonctionnement du Cercle… et sa nouvelle direction.

Le calme revient alors au Cercle. La valse des enveloppes, des prêts aux joueurs et des compléments salariaux reviennent. Ni le directeur des jeux, ni les chefs d’équipe du bar ne changent. Seul un nouveau banquier, Hervé Pacini, apparaît.

Renon, Testaniere et Rossi savent qu’ils sont sur écoute. L’ex-flic Renon glisse même au téléphone que "« les poulets sont au courant de tout ». Et les évincés attendent que les flics débarquent pour faire le ménage, ou une « riposte » de leur « ami ».



Dans la succession de la Brise de mer, le Cercle était devenu un enjeu. Il s’agit de s’en emparer, pas de le voir fermer. Raté.

Suite au prochain épisode, Le Wagram, un Cercle dans l’héritage de la Brise.

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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 27 Sep - 14:59

Où l’on découvre que la lutte pour le contrôle du Cercle Wagram n’est qu’un écho de la guerre qui décime le banditisme corse depuis 5 ans et a mis fin à la Brise de mer.


« Les investigations sur le Cercle Wagram peuvent permettre d’élucider bien des meurtres en Corse ». Vœu pieu d’un policier féru de l’île de Beauté ? En partie.

Depuis 2006, le banditisme insulaire se noie dans les règlements de comptes. Près d’une soixantaines au dernier décompte. Une escalade mortuaire. Sans limite. Des pontes ont été abattus (Richard Casanova, Francis Mariani, Pierre Marie Santucci, Ange Marie Michelosi, Jean-Claude Colonna). Des bandes ont implosé (La Brise de Mer, le clan de Jean-Gé Colonna). Des élus sont tombés (Robert Féliciaggi, Dominique Domarchi). Des femmes aussi (Marie-Jeanne Bozzi). Et les exécutions se font en plein jour, à proximité d’école (Antoine Nivaggioni), voire sous les yeux d’enfants (Florian Costa).

De la lutte de territoire à la vendetta, les dérapages du banditisme corse


Quant aux enquêtes ouvertes sur les meurtres, pour la plupart regroupées à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, elles piétinent. « Au départ il y a une recomposition du milieu, souffle un avocat très introduit dans les dossiers de grand banditisme. Mais à présent, ça part dans tous les sens. On en est venu à des vendettas pures et simples où il ne s’agit plus de contrôler des business, mais de venger un proche qui est tombé ». Une mécanique sans fin.

Au moins la lutte pour le contrôle du Cercle Wagram décrit-elle les tensions qui ont fini d’achever le plus redouté des gangs corses, la légendaire Brise de mer, du nom du bar bastiais où ses membres avaient l’habitude de tenir ses conclaves.

« La brise de mer ? C’est de la pipette, un mythe ! Elle n’a jamais existé », a clamé feu Francis Mariani lors de son dernier procès à Aix-en-Provence en 2008. En tout cas elle n’existe plus. La plupart des membres - supposés- de cette mythique équipe sont tombés.

Derniers souffles de Brise sur le Wagram


Braquages, machines à sous, racket, blanchiment, boîte de nuit, affaires immobilières, assassinat. Derrière nombres d’affaires, les policiers ont cru voir l’ombre de la Brise, sans jamais pouvoir l’étreindre. Et ce léger souffle n’a pas manqué de passer dans les Cercles de jeux. Notamment au Wagram, dont le contrôle a longtemps été imputé à Richard Casanova, le plus flamboyant des leaders de la Brise. Le plus indépendant aussi. Le moins apprécié de ses comparses qui l’ont affublé du sobriquet de « Richard le menteur ».

Son assassinat en avril 2008, à Porto Vecchio marque une rupture. La fin de la Brise, gangrénée par des luttes intestines. Ses anciens comparses sont soupçonnés de l’avoir sanctionné pour s’être trop éloigné d’eux.

Et sa mort entraîne un changement de main au Wagram. Ses proches, Philippe Terrazzoni, Michel Antoine Ferraci, pourtant aux affaires depuis presque dix ans, sont peu à peu écartés de la direction de l’établissement des jeux en 2009 au profit d’hommes proches d’Angelo Guazelli, l’un des rares pontes survivants du gang.


Guazelli fait entériner les embauches par les dirigeants de l’association, négocie les salaires. Bref, celui qui se présente comme simple producteur d’huile d’olive, dirige de fait le Cercle.

Les gardiens du patrimoine de Richard« le menteur » Casanova


Mais la mort de son frère Francis, en décembre 2009, laisse à penser que la captation de l’héritage de Casanova ne se fera pas sans heurts.

Les héritiers de menteur se dévoilent peu à peu. Jean-Luc Germani, son beau-frère, Stéphane Luciani, Antoine Quilichini et Frédéric Fédérici sont cités dans des assassinats, mis en examen, parfois écroués pour un temps. Mais jamais vraiment serrés. « Une équipe montante de malfrats défendant de façon violente le patrimoine et les investissements occultes de leur mentor feu Casanova », décrivent mêmes les enquêteurs du Wagram, dans un rapport du 17 février 2011.

Un mois plus tôt, le 19 janvier, les limiers ont pu assister en direct à la reprise en main du Cercle par l’équipe, photos, vidéos et écoutes à l’appui.

Les anciens dirigeants de l’époque Casanova, notamment Philippe Terrazzoni sont réinstallés immédiatement. Et font tourner la boutique jusqu’au 8 juin et la descente des flics dans l’établissement.

Complot au brocciu


« Ils ont été piégés », s’agace un proche de la bande, très au fait du dossier… « On leur avait permis de reprendre le Cercle en haut lieu, sinon vous croyez qu’ils se seraient fait avoir aussi bêtement ». Même les caméras de surveillance de l’établissement les ont filmés. « Quant au coup de fil où ils menacent soi disant les dirigeants du Cercle, vous ne trouvez pas ça étonnant que l’homme qui décroche [NDLR : Jean-François Rossi le trésorier du Cercle] ne dise même pas allô ? Il se savait sur écoute et les a enregistrés pour les faire tomber ». De la théorie du complot dans le grand banditisme… que nourrissent quelques accrocs de l’enquête.
L’espérance de vie diminue en Corse
© Nardo


Tous les dirigeants du Cercle Wagram, du président Honoré Renon, jusqu’au directeur des Jeux Arnaud Graziani se savaient en effet surveillés par la police, comme l’a raconté Bakchich. Et quoiqu’auditionnés, ni Renon, ni le mage Testaniere, ni Jean-François Rossi n’ont été mis en examen. Pour l’instant…

Néanmoins, un petit grain de sable vient gripper l’hypothèse d’une machination. Les protégés de Guazelli n’ont pas été les seuls à bénéficier de fuites. Germani, Luciani et Fédérici ont échappé aux coups de filet du mois de juin, quand Antoine Quilichini s’est présenté de lui même aux enquêteurs…Philippe Terrazzoni a lui tout bonnement assuré aux policiers, lors de sa garde à vue, « avoir été informé que le 8 juin il allait être interpellé ». Bingo !

Y compris pour les flics. Bien qu’éventée, l’opération du 8 juin va apporter son flot de révélations. Et dévoiler de nouveaux mystères du Wagram. Où un proche de DSK se revendique proche de l’équipe Germani, un ancien flic appointé par une société d’intelligence économique assure prendre ses ordres des voyous, et un mage n’arrive à prédire son avenir…

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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 27 Sep - 15:00

Où les policiers débarquent au Cercle Wagram un beau matin de juin, font la causette à une gentille veuve, des acteurs passionnés, et un ancien collègue très bien reconverti au service du grand banditisme.


Le 8 juin au matin, les cartes ont volé au Cercle Wagram. Pas à cause d’un esclandre entre joueurs, non. La faute en revient à l’armada policière venue dès potron-minet ambiancer l’établissement de jeux proche des Champs-Élysées, interrompre, définitivement les parties, et faire les comptes. 217 000 euros en liquide sont retrouvés répartis dans les différents coffres. Barmaid, croupiers, physionomiste sont embarqués en garde à vue.

Les flics ont du boulot. Démarrée pour blanchiment, non justification de ressources, escroquerie et trafic de stups en décembre 2010, leur enquête sur le Cercle Wagram s’est enrichie d’une extorsion de fonds entre héritiers du gang corse de la Brise de Mer en janvier 2011. D’un côté les héritiers de feu Richard Casanova, de l’autre les fidèles au survivant Angelo Guazzelli. Une lutte pour le contrôle du Cercle en écho de la guerre que se livre le milieu en Corse. Les auditions vont être longues, nombreuses et épineuses…

Perquisition sous haute surveillance


Deux instructions judiciaires sont en cours, trois juges sont saisis, et la fine fleur de la hiérarchie veille sur l’opération, dont la date a été décidée une semaine plus tôt, lors d’un conclave autour de Christian Lothion, le directeur central de la Police judiciaire. Agacé par les fuites, notamment un article du Parisien qui évoque - sans nommer le Wagram - une instruction en cours sur trois cercles de jeux parisien, Lothion veut désormais accélérer le mouvement. Frapper fort. La réunion du 31 mai vise à cadrer le dispositif d’interpellation. Avec l’ambition avouée d’aller à la pêche au gros. Raté.

La perquisition au Wagram se double d’opérations à la Seyne-sur-Mer, dans des appartements occupés par ses salariés à un jet de pierre de la Place Beauvau, et surtout en Corse.


Trente personnes atterrissent dans les locaux de la section judiciaire des courses et jeux à Nanterre. Pas les défenseurs du patrimoine de feu Richard Casanova.Jean-Luc Germani, Stéphane Luciani, ou Frédéric Fédérici, soupçonnés d’avoir pris le contrôle du Cercle lors d’un coup de force le 19 janvier demeurent introuvables. Bien aimable, Antoine Quilichini, le quatrième larron de la bande, se rend de lui-même à la police, après avoir demandé par téléphone la raison pour laquelle il était recherché. L’interrogatoire de « Tony le Boucher » n’est guère saignant. Venu à Paris il y a « deux ou trois mois pour faire la fête avec des amis dont il veut taire les noms », il consent « avoir croisé Stéphane Luciani ». Antoine Quilichini « précise être totalement étranger à la reprise en main des cercles de jeux et n’être au courant de rien ». Un discours qui ne lui évitera pas une mise en examen.

Un ancien de la Maison Pasqua bienfaiteur du clan Casanova


Supposé bénéficiaire de la reprise en main du Wagram et assurant avoir été mis au courant de sa prochaine interpellation, Philippe Terrazzoni n’est pas davantage causant. L’ancien directeur des jeux admet bien avoir rencontré Germani et ses amis, la veille du coup de force mais dans un but totalement étranger au monde des jeux. Il s’agissait de discuter de la série de Canal + Mafiosa…avec des experts ? Pour parfaire ses connaissances, les flics l’ont envoyé depuis à la prison de la Santé.

Invités des agapes de janvier et interpellés le 8 juin, les acteurs de la série de Canal + Michel Ferracci et Frédéric Graziani confirment la réunion de cinéphiles. L’hôte de la soirée, Sandra Germani -épouse de feu Richard Casanova et néanmoins sœur de Jean-Luc Germani- valide ce scénario lors de sa garde à vue.

En l’agrémentant d’un détail piquant. Ou plutôt d’un nom. Michel Tomi. Proche de Pasqua, fort implanté dans les jeux en Afrique, Tomi a fait carrière et fortune auprès de Robert Féliciaggi, feu l’empereur des jeux africain. Casino au Congo Brazzaville et au Gabon, PMU au Cameroun, le couple Tomi-Féliciaggi a rayonné sur l’Afrique Centrale, ses jeux, ses réseaux. Avant de se déchirer.

Alliance sur l’île de Beauté


Parce que Tomi s’était rapproché de Richard Casanova, le flamboyant leader de la Brise de Mer quand Robert Féliciaggi était un proche de Jean-Gé Colonna, parrain de Corse du Sud ? Une thèse souvent avancée.

Depuis l’assassinat de Féliciaggi en 2006, meurtre qui marque le début de la guerre qui ensanglante le Milieu Insulaire, Tomi se fait discret en Corse. Et généreux avec la veuve de Richard, tué en 2008. L’appartement dans lequel s’est tenu la réunion "Mafiosa", près des Invalides est loué par ses soins pour 7000 euros mensuels, et laissé à disposition de Sandra Germani lors de ses passages à Paris.

En Corse, Tomi consent à Mme Germani le libre usage de son pied à terre de Pietrabugno, estimé à 500 000 euros. Et pour les dépenses courantes, la veuve Casanova bénéficie de remises d’espèces de son bienfaiteur, suffisante pour ne pas avoir à retirer plus de 1000 euros de ses comptes bancaires depuis février 2009. La crise bancaire a rendu les gens tellement méfiants…

Si l’audition de Sandra Germani lève un léger voile sur les nouvelles alliances scellées sur l’île de Beauté, son silence sur la vie du Cercle Wagram est entier, assurant même que feu son époux « ne connaissait pas cet établissement ».

Renon, l’Honoré du Cercle


Au moins les auditions du président du Cercle ont-elles été plus instructives. Partis le chercher dans son village d’Evisa, (« entouré de châtaigneraies et dont les massifs environnants se parent de couleurs chaudes lorsque le soleil se couche », décrit l’office de tourisme de Carghese), les policiers n’ont pas seulement pu admirer la vue. Ils sont aussi restés bouche bée face aux révélations et au cursus de l’ancien policier Honoré Renon, une fois ce dernier ramené dans les locaux des courses et jeux à Nanterre.


De prime abord un peu renfermé, et se bornant à nier toute immixtion de la Brise de mer dans la gestion du Cercle Wagram, le policier retraité se détend peu à peu. Est-ce la visite de politesse de Jean Pierre Alezra, le patron des courses et jeux venus le saluer durant sa garde-à-vue ? Ou bien le bonheur de venir visiter son ancien service ? En tout cas, l’ex de la maison passe à table à sa troisième audition. Et décrit sa reconversion comme dirigeant de paille d’un établissement de jeux au service d’un ponte du grand banditisme.

Les confidences de Nono, flic retraité…


« Les nominations au instances dirigeantes du Cercle Wagram se faisaient avec l’assentiment de Jean-Angelo Guazzelli »", l’un des pontes survivants du gang de la Brise de Mer, qui « avait des intérêts financiers » dans le cercle et dont Jean Testaniere, alias le mage, secrétaire de l’association du Wagram, et Jean-François Rossi, trésorier, « étaient les représentants ». Charmant tableau. Et le flic retraité Renon de confirmer les soupçons de ses collègues sur le traitement des salariés du Cercle. « Les employés perçoivent chaque mois des enveloppes, ce qui augmente leur salaire avec le directeur des jeux », précise innocemment Nono. Du travail et de la rémunération dissimulés en langage judiciaire, qui peut même masquer des pratiques de blanchiment au service de l’un des plus grands groupes criminels français.« Voilà quelques belles lignes de CV à ajouter au paisible retraité de la police nationale. »

Tout cela c’était bien évidemment avant le coup de force du 19 janvier.

« Dorénavant, c’est le clan Germani qui procède à ces nomination », décrit Renon, maintenu en poste par la nouvelle équipe afin de « ne pas attirer l’attention des Courses et jeux ». Futé…Jamais Honoré Renon n’a pris de prévenir ses anciens collègues sur les agissements en course au Cercle, avant sa convocation. Sans doute un souci d’agenda dans une retraite fort active.

…et éjecté d’une boîte d’intelligence économique


Les policiers découvrent en effet qu’en sus de sa pension versée par l’Intérieur, de son poste de président du Wagram, Honoré Renon a été appointé pour près de 2000 euros mensuels par une société d’intelligence économique qui a pignon sur rue et fort bonne réputation à Paris, I2F. Ancien de la Financière, son président Hervé Seveno a précisé à Bakchich que Renon ne travaille plus pour sa société depuis plusieurs années.« Nous nous sommes séparés de M. Renon dès que nous avons su qu’il présidait le Wagram, nos collaborateurs doivent se consacrer entièrement à notre société » , décrit le patron d’I2F. Cela en vue d’éviter le mélange de genre qui aurait été d’autant plus fâcheux que M. Seveno a été intronisé depuis peu secrétaire général adjoint de République solidaire, le mouvement politique de Dominique de Villepin.

Malgré tout, Renon ressort libre des locaux des Courses et Jeux. Sans une quelconque mise en examen. A l’instar des dirigeants évincés du Cercle Jean Testaniere ou Jean-François Rossi. Pour l’instant. Pas le dernier des mystères du Cercle Wagram. Ni la dernière révélation des auditions…

Article modifié à 16h45 le 6 septembre après les précisions de M. Seveno

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Antone
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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 27 Sep - 15:01

L’été s’achève. Pas la série estivale de Bakchich. Avec dans ce nouvel épisode, l’apparition d’une partie civile et du député-maire de Sarcelles, ami de DSK et conseiller sécurité de Martine Aubry : François Pupponi.


Portes closes depuis le 8 juin, scellées par le rapport -dévoilé par Bakchich- qui prône sa fermeture définitive, le Cercle Wagram continue d’animer…les arcanes judiciaires. Soupçonné de blanchiment, d’escroquerie aux Urssaf, de lien avec le grand banditisme, l’établissement a aussi été l’objet d’une âpre lutte entre deux clans héritiers du gang corse de la Brise de mer. Et son histoire n’a pas fini de s’écrire. En début de semaine, les juges Tournaire et Robert, en charge de l’instruction ont reçu…une demande de constitution de partie civile. 
 Elle émane de l’ancienne directrice financière adjointe du Wagram, Térésa Cortini, qui a perdu son emploi au soir du 19 janvier. A cette date, arguent les policiers qui se basent sur des écoutes téléphoniques, des photos et de la vidéosurveillance, le Cercle de jeux a changé de main. Auparavant tenu par des proches d’Angelo Guazzelli, l’un des pontes survivants de la Brise de mer, le Wagram a été repris en ce jour d’hiver par les héritiers de feu Richard Casanova, ex-leader du même gang. Une querelle d’héritage qui a laissé sur le carreau Mlle Cortini. Installée par les évincés, elle a plié bagages avec eux ce soir-là et revendique désormais le statut de victime de l’extorsion….et de menues pressions.



La jeune diplômée de l’Essec, contrairement à ses employeurs, n’a pas hésité à se révolter contre son éviction, en rédigeant divers courriers anonymes en vue d’alerter les autorités. Une attitude qui n’a pas eu l’heur de plaire aux « repreneurs » du Wagram.

Conseiller sécurité de Aubry


Son beau-père a ainsi eu la surprise d’être convoqué dans le bureau de son patron, après le 19 janvier, pour une petite explication de texte. Et l’homme de s’entendre signifier par son boss « son mécontentement en lui indiquant qu’il était un ami de Terrazzoni et des gens qui accompagnaient ce dernier lors du coup de force ». Et pour bien se faire comprendre, le patron du beau-père de Térésa Cortini de préciser « que sa carrière […] serait compromise et qu’il était porteur d’un message des gens du grand banditisme qui venaient de reprendre le cercle. Le message étant qu’il devait faire attention lui et sa famille et que Teresa ne devait plus envoyer des lettres dénonçant ces faits à des tierces personnes ». Charmant entretien qui s’achève par une petite attention du supérieur, « informé par une source policière » que son employé est sur écoute avec quelques membres de l’ancienne équipe. Recueillis lors du vaste coup de filet au cercle Wagram début juin, ces confessions n’ont pas manqué de souffler les policiers. L’employeur mis en cause s’avère un personnage politique influent : François Pupponi, député maire de Sarcelles, intime de Dominique Strauss-Kahn et tout frais conseiller sécurité de la candidate Martine Aubry.


« Oh vous savez, dès qu’on a un élu de banlieue au PS, on le bombarde expert de la jeunesse ou de la sécurité », sourit un de ses proches, bien moins rigolard quand il s’agit d’évoquer des liens avec le grand banditisme. « En Corse, tout le monde connaît tout le monde mais de là à dire qu’il est lié à Terrazzoni, Germani, Luciani, les héritiers de Richard Casanova, ça me semble impossible ».

Alta Rocca, terre de croupiers



 A moins de mauvaises rencontres ? Né dans l’Ain, François Pupponi a de solides attaches dans l’île de Beauté. « J’y viens toute l’année tous les deux mois », confie-t-il en août 2010 à Corse Matin. Avec une préférence pour l’été, précise l’inspecteur des impôts. « Je prends mon café sur la place, je discute avec les anciens, je cultive mon oliveraie, je vais à la plage ou au fleuve ». Le village de sa famille, Sainte Lucie de Tallano se niche dans l’Alta Rocca, qu’historien, poètes ou offices de tourisme aiment à appeler la Terre des Seigneurs…et qui a vu naître bon nombre de croupiers de cercles de jeux. 
 Feu le maire du village, proche de Pupponi, a longtemps été proche de Robert Féliciaggi, surnommé le parrain des jeux africains. Assassiné en 2006, l’élu UMP avait bâti renommée et fortune dans les casinos et PMU au Gabon, au Congo, au Cameroun.

Un tripot à Sarcelles



 « A quel titre j’aurais menacé quelqu’un. Je tombe des nues ! Je ne laisserai pas faire et courir des rumeurs, je vais penser à une action avec mon avocat Je n’ai jamais mis un pied dans un cercle de jeux, et je ne connais pas les gens dont vous me parlez, gronde François Pupponi auprès de Bakchich. Sauf Philippe Terrazzoni. Son village est proche du mien et je l’ai déjà vu. Mais ça ne fait pas de moi un bandit, encore moins un homme lié au grand banditisme ». Certes pas. Mais un petit cachottier sûrement.



 M. Pupponi semble tout de même connaître un peu les cercles de jeux. En 2009, d’aucuns jurent avoir vu le maire inaugurer l’association sportive de bridge de Sarcelles. L’aimable club, situé à moins de 100 mètres du commissariat de la ville, sera fermé fin 2009 par la police. En lieu et place d’une amicale du bridge, les flics ont découvert un tripot clandestin…

L’écho du Concorde


A un confrère corse qui l’a interrogé sur ses liens avec le Wagram, le député-maire a concédé s’être rendu trois à quatre fois dans l’établissement. « Il est de notoriété publique à Sarcelles qu’il fréquente les cercles de jeux, et ce n’est pas un crime », assure un membre de sa majorité. "« Les jeunes savent qu’on le voit parfois à l’Aviation, au Wagram ou anciennement au Cercle Concorde ». Etrange écho. Le Concorde a été fermé en 2007, soupçonné comme le Wagram d’avoir servi de blanchisseuse au milieu corso-marseillais et objet d’une lutte entre deux bandes rivales. 
 Dans la liste des invités de la soirée d’inauguration du Cercle Concorde, le 30 novembre 2006, émargeait le nom de François Pupponi…

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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 27 Sep - 17:19

Parle plus bas car on pourrait bien nous entendre
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FILIPPUNIULINCU
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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 27 Sep - 17:23

Bon maintenant il faut bien savoir que la plupart des cercles de jeux, des boîtes de nuits et autres lieux dits "de Nuit" appartiennent à "des familles"
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Antone
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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 27 Sep - 17:52

FILIPPUNIULINCU a écrit:
Parle plus bas car on pourrait bien nous entendre

bon.. mon copain Pupponi a des ennuis à part ça.

Perquisition à la mairie de Sarcelles


Par Eric Pelletier et Marcelo Wesfreid, publié le 27/09/2011 à 16:01



Francois Pupponi, député-maire PS de Sarcelles.

Reuters/Gonzalo Fuentes




Ces investigations seraient liées à l'enquête sur le cercle de jeu parisien "Wagram".




La direction centrale de la police judiciaire a mené ce matin, vers 10h30, une perquisition au cabinet du député-maire PS de Sarcelles (Val d'Oise) François Pupponi, successeur de Dominique Strauss-Kahn.

Ces investigations seraient liées à l'enquête sur le cercle de jeu parisien "Wagram", au centre d'un conflit entre membres du grand banditisme corse.

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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 27 Sep - 18:03

François Pupponi est donc le nouveau maire de sarcercle
buzz
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Antone
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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 27 Sep - 18:32

sarcelles c'est plein de vilains petits canards

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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 27 Sep - 19:05

Le domaine des jeux a toujours été lié au blanchiment, le foot aussi .... Je connais ce cercle pour y avoir joué quelques fois. Que l'on enquête sur les groupes Barrière et Partouches et nous connaitrons peut être mieux tout les tenants et les aboutissants.

Je mets au défie quiconque, d'enquêter sur le groupe Partouche !!!! Il y en a qui ont essayé que sont ils devenus ?
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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 27 Sep - 19:18

vince a écrit:
Le domaine des jeux a toujours été lié au blanchiment, le foot aussi .... Je connais ce cercle pour y avoir joué quelques fois. Que l'on enquête sur les groupes Barrière et Partouches et nous connaitrons peut être mieux tout les tenants et les aboutissants.

Je mets au défie quiconque, d'enquêter sur le groupe Partouche !!!! Il y en a qui ont essayé que sont ils devenus ?

Pas touche à Partouche
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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 27 Sep - 19:22

Antone a écrit:
sarcelles c'est plein de vilains petits canards

Joli
Clap clap clap
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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Lun 5 Mar - 18:18



Cercle de jeux Wagram : une vingtaine de personnes en garde à vue





«Entre 12 et 15» personnes ont été interpellées «en Corse et sur le continent», indique-t-on de source proche de l'enquête sur le cercle de jeu parisien Wagram connait lundi un nouvel épisode.

Les policiers continuent de faire le ménage dans les cercles de jeux parisiens. Selon les sources, entre seize et dix-neuf personnes ont été placées en garde à vue lundi matin «en Corse et sur le continent», dans le cadre de l'enquête sur le Cercle de jeux Wagram, l'un des plus prestigieux du pays. Après celle de juin, il s'agit de la deuxième grande vague d'interpellations dans ce dossier mené par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris pour «extorsion de fonds en bande organisée».





Cible principale de ce raid, Jean-Angelo Guazelli, dont un frère a été tué dans un règlement de comptes en 2009, a été interpellé à Marseille (Bouches-du-Rhône). Il s'agit d'une figure présumée du gang de la «Brise de mer», du nom d'un bar de Bastia où ses membres avaient leurs habitudes. Ce groupe criminel est soupçonné d'avoir voulu mettre la main sur le Cercle de Jeux Wagram, l'un des plus prestigieux de Paris, situé à proximité immédiate des Champs-Elysées et disposant, notamment, d'une quinzaine de tables de poker.

Un vaste système de comptabilité occulte

Le coup de filet de lundi a été mené par les Offices centraux de lutte contre la criminalité organisée (Oclo) et pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), avec des effectifs de plusieurs directions régionales de police judiciaire. Les gardes à vue entamées lundi peuvent durer jusqu'à quatre jours s'agissant de criminalité organisée.

Les premières arrestations en juin avaient visé une trentaine de personnes gravitant autour du Cercle Wagram et de l'Eldo, un établissement de la place de la République (IIIe arr.). Depuis, les policiers ont mis au jour un vaste système de comptabilité occulte. Huit personnes ont été mises en examen en juin, parmi lesquelles le Corse Antoine Quilichini, 38 ans, fiché au grand banditisme. D'autres noms apparaissent dans ce dossier, mêlant anciens policiers ou policiers actifs, politiques, acteurs, dont un, qui a joué dans la série de Canal+ "Mafiosa", est mis en examen.

Employé municipal à Levallois-Perret et organisateur de dîners people

Parmi les interpellés de lundi figure Jean Testanière, éducateur de jeunesse très impliqué dans l'aide aux handicapés et «connu dans les milieux politiques et artistiques». Employé municipal à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), ce sexagénaire a été membre de la direction du Cercle Wagram et est entendu «à ce titre», selon une source policière. Il «organisait des dîners people» au Wagram, selon ces sources.

Le député-maire PS de Sarcelles (Val-d'Oise), François Pupponi, successeur de Dominique Strauss-Kahn à la mairie, a été entendu récemment, mis en cause par un ancien employé pour ses liens présumés avec le responsable du Wagram, Philippe Terrazzoni, originaire comme lui de l'Alta-Rocca (Corse-du-Sud) et soupçonné de faire partie du grand banditisme corse. Des accusations "calomnieuses" et "diffamatoires", a tonné François Pupponi.

Une enquête a également été ouverte cet été après la disparition de près de 15.000 euros parmi les espèces mises sous scellés dans le cadre de l'enquête Wagram et entreposées dans les locaux du SCCJ, qui avait effectué la première opération "mains propres".

On compte une dizaine de cercles de jeux en France, la plupart à Paris où les casinos ne sont pas autorisés. Environ 90 % de leur chiffre d'affaires provient du poker et le reste du baccarat, du chemin de fer ou de la roulette. Cette activité génère beaucoup d'argent liquide.



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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 20 Mar - 18:33

^je viens 'apprendre que l'un des directeur est un copain d'enfance Shocked
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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 20 Mar - 18:37

t'as toujours eu de bonnes fréquentations tu sais Cool
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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   Mar 20 Mar - 19:00

Moi aussi j'ai une connaissance qui est cité, je vous laisse deviner qui c'est. Je sais pourquoi ont parle de lui, il n'y a rien de répréhensible, je n'en rajouterais donc pas.Ce que je peux dire c'est qu'il a pris des distances il y a plus de deux ans...

c'est ici pour voir le nom
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MessageSujet: Re: Wagram..une victoire? Non, un cercle.   

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Wagram..une victoire? Non, un cercle.
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