Chjachjaratoghju di Bastia


 
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 Encore un monument à notre gloire

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Pascual Garrido
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MessageSujet: Encore un monument à notre gloire   Mar 26 Juil - 9:48

Pris sur le site d'Alta Frequenza suite à une lecture d'A Piazzetta

Citation :

(Article paru dans le FIGARO du 8 juillet 2011 - La Corse par
François Hauter )


Les Corses n'acceptent pas l'inéluctable, la banalisation moderne. Les gens parlent bas, ils ont l'air sur la défensive. Mais quand ils vous accueillent, leur générosité est sans limite. Par François Hauter

De la Corse, je ne sais rien. Jamais été là-bas. J'ai un a priori péjoratif: la Corse est un drame de la centralisation. Tous les gens intelligents de l'île sont « montés» à Marseille, Paris, ou partis à l'étranger. Ceux qui n'en ont pas eu le courage ou les capacités intellectuelles de le faire sont restés sur place. Ils sont fonctionnaires ou font chanter les autres pour gagner leur vie. Un souvenir aussi. Lorsque j'ai été engagé au Figaro en 1979, on m'a demandé d'écrire un premier article sur un chanteur qui se
lançait dans les affaires. Il s'appelait Bernard Tapie. Il faisait sourire Paris. J'ai été ironique dans mon article, très court et
pourtant, Tapie a attaqué le journal. Premier article, et un procès: ça la fichait mal. Je monte au cinquième étage. C'est toujours dans des bureaux miteux que nichent les éminences grises. J'y trouve Xavier Marchetti, l'ancien attaché de presse de Georges Pompidou, un Corse délicieux, pétillant - il avait toujours un pistolet extraplat sous son ­smoking. Xavier me voit embarrassé par ce procès, il me dit: «Petit, ne t'inquiète pas, je vais régler ça! » Il décroche son téléphone, il appelle un sénateur, un certain Charles Pasqua. Il épelle mon" nom trois fois (Hauter, ce n'est pas un nom corse). Il raccroche. «Bon, petit, c'est réglé », dit-il. Je ressors du bureau de Marchetti assez perplexe, pas rassuré. Deux semaines plus tard, je suis convoqué pour la première fois dans le bureau du patron de la rédaction, Max Clos. Il me dit: «Hauter, c'est un nom alsacien, ça, non? Bon, alors pouvez-vous m'expliquer pourquoi j'ai là, sur mon bureau, deux cents lettres provenant de deux villages corses, expliquant que vous êtes un type formidable ? » Je ne sais plus comment je m'en suis sorti devant Max. Mais dans l'avion qui m'emmène aujourd'hui de Marseille à Ajaccio - la
compagnie de transport maritime est en grève -, je suis déjà sur l'île de l'ami Marchetti. Un gars hurle dans son téléphone, il est colère contre sa femme: « C'est l 'anniversaire du petit? Tu n'aurais pas pu me le rappeler? » Les hommes se connaissent tous, ils s'embrassent avec des airs graves. Ils portent des jeans, des vestes sombres, ils s'avancent avec une démarche modeste, un peu fuyante. Leur regard est bas. Des taiseux : - «Ca va?» - « Et toi? » Les femmes restent assises, elles font un petit signe de tête de-ci de-là. Elles sont maigres et brunes, souvent très belles. Elles ont l'air maussade, renfrognées. On ne leur donne pas d'âge. Des ombres, dans leurs robes noires. Si vous en regardez une, elle vous fixe. Un regard sombre, chargé de défiance. Les yeux corses sont ténébreux et provocants. Des lueurs revêches, de l'obsession confinant à l'entêtement. Un orgueil inébranlable. On le comprend aussitôt: les femmes sur cette île commandent, les hommes paradent. Ils ne lisent qu'un seul journal, Corse-Matin. L'hôtesse dit
«Attachez votre ceinture! » en langue corse. C'est rocailleux. Passé l'aéroport Napoléon-Bonaparte, dans les rues d'Ajaccio, les enseignes donnent le ton: Da Corsica Produits Corses, Les Pierres de Corse, Villages Corses, Miel, Huile, Casa Napoléon Épicerie Fine, Corse Tour ... À côté du restaurant Da Mam­ma, un chinois baptisé Shangri La a fait faillite. À la devanture de la Maison de la Presse, j'ai le choix entre Napoléon. Sa vie, ses batailles, son empire; Napoléon et les femmes; Napoléon mon aïeul, cet inconnu; et Napoléon et l'empire de la mode. Davantage encore que sur le continent, les cafés sont bondés à n'importe quelle heure du jour et de la soirée: Tous les rendez-vous sont fixés en terrasse. Les gens vous épient, ils parlent bas, ils ont l'air sur la défensive. C'est vrai, ils ne sont que 300000 sur l'île. Et 55 000 dans cette plus grande ville du coin. Un nouveau, ça se remarque. Ils vous disent: «On est comme les autres, mais différemment. » Marion, une journaliste, pointe son doigt, sur mon carnet, elle me fait les yeux noirs: "Ecris! La Corse est une région attachante! On n'est pas des pestiférés!" Quelle paranoïa! Je change de terrasse de café. Le proche
collaborateur du préfet, avec qui j'ai rendez-vous interrompt soudain notre conversation: «Excusez-moi, je dois voir ce gendarme là-bas, il a des choses à dire, c'est secret, hein! Allez excusez-moi! » Je me retiens pour ne pas éclater de rire. Tous sont contaminés par l'ambiance locale. Le pays de l'ours, rude et cruel La Corse me fait penser à la Mongolie. Des familles claniques qui, brutalement, voient leur univers traditionnel basculer dans la modernité. La glissade est vertigineuse. Alors, c'est humain: ils s'accrochent romantiquement à une tradition déjà morte. Une île, me dis-je, c'est renfermé, on peut nier la réalité du monde plus longtemps qu'ailleurs. À Ajaccio, la Corse est embourgeoisée. Elle vit paisiblement du tourisme moderne. Les villes des côtes sont confortables. À Bastia, le premier fast-food vient d'ouvrir. Les Corses ont fait la queue trois mois durant pour découvrir les
hamburgers. Mais les gens se donnent un air grave, ils se prennent au sérieux. Cela pourtant ressemble à un conformisme. Ne font-ils pas semblant d'être rattachés à un monde rural qui ne rassemble plus que 2 % des habitants? Les villages de montagne à moitié en ruine représentent-ils encore leur monde réel? Le berger incarne- t - il toujours les valeurs corses et le bandit corse symbolise-t-il le défi à la à loi? Cela a l'air d'un film enfantin et touchant. Respectables, aussi. Les Corses n'acceptent pas l'inéluctable, la banalisation moderne. Voilà ce que je me dis avant d'aller en montagne, de monter vers Corte, « U paese di l'orsu», le pays de l'ours. On y arrive par une route tortueuse qui vous envoie dans un autre univers. Pays cruel. Col hanté. Pays noir d'arbustes. Pays pauvre, pays rude, terres arides où alternent le givre et la sécheresse. C'est encaissé, raviné, sinistre. Pays impitoyable où le chat sauvage déchiquette l'agnelle, où le rapace s'abat sur le lièvre, où le pied dérape sur les pierres, où le voisin tue le frère, où l'indulgence n'existe pas, où jamais la transgression n'est pardonnée, où la parole perpétue le mensonge. Il faut s'arrêter en
route et, dans le crachin, marcher quelques heures sur cette terre si dure pour commencer à la comprendre. Pas d'étoiles dans le ciel. On en a le cœur retourné. Ce pays-là est torturé, sans pitié. J'y viens à la sortie de l'hiver, interminable. Les phares percent difficilement la brume. Voici le village minuscule, fiché sur la pente raide de la montagne. Voici la maison où l'on m'attend pour diner. J'apporte des fleurs. On ne sait qu'en faire. On les dépose sur une chaise. « Ici, le salon, c'était l'étable, avant.», m'explique-t-on. Au mur, un râtelier chargé d'une demi-douzaine de fusils de chasse, et un arc pour tuer silencieusement le sanglier. La vieille dame qui me reçoit en compagnie de son fils, raconte la guerre, tous ces morts, la descente au fond des ravins pour chercher les châtaignes, la remontée. «L'arbre à pain nous a sauvés », confie-t-elle. Des chants disent la tristesse et la nostalgie du temps passé. Le porcelet a cuit un jour. entier dans la cheminée. Du miel. Quand les Corses vous accueillent, leur générosité est sans limite .. Une violence d'un autre âge Bastia le lendemain. La ville se presse au tribunal. Pas pour l'un de ces assassinats à la chevrotine, sous les yeux de l'épouse ou à la terrasse d'un café, ces règlements de compte ordinaires qui font entre vingt et trente morts par an et agitent
le landerneau corso-judiciaire. Non, aujourd'hui, c'est la sauvagerie de la société corse qui monte à la surface. Cinq accusés dans
le box, en appel, pour les peines de dix à trente ans de prison qu'ils ont déjà commencé à purger. En janvier 2005, ils ont tué le patron du bar L'Oasis pour tenter de faire disparaitre une dette de jeu. La victime, Jojo, Joseph Vincensini, a été rouée de coups. Le corps a été abandonné aux cochons à Sainte- Lucie de Mercurio, un village proche. Comme chacun sait, les porcs ne mangent pas les cheveux et les dents des cadavres: Jojo a donc été décapité avec une hache, et sa tête jetée dans un puits désaffecté. Finalement, les cochons n'avaient pas faim, le corps a été récupéré dans la porcherie par les assassins, puis abandonné dans le coffre d'une vieille Peugeot. Verdict de prison un peu moins lourd pour les cinq minables. Sur le cours Paoli, à deux pas du tribunal, les cafés se suivent et se ressemblent, on y commente le procès: chacun connaissait la victime et les assassins. Les «fratelli», les nationalistes, paradent dans leurs battle-dress ridicules, au volant de leurs vieux 4 x 4. lis incarnent cette violence d'ml autre âge qui
poisse la Corse et qui, parfois, comme à Corte, tourne à la sauvagerie. Leur tribu montagnarde s'est toujours battue contre les gens de l'extérieur. Les voilà désormais encerclés par l'autre Corse, celle des plaines et des villes. Ce n'est pas un mal. « Les Corses ont une lourde responsabilité dans le destin médiocre qui est le leur », concède le Dr Edmond Simeoni, dont la famille a été la cible de soixante-quatre attentats. Le vieux nationaliste ajoute, à une terrasse de café de Bastia: « La Corse a changé, elle va basculer. Les Corses ne le savent pas. Paris le sait. » Oui, Corte, avec son université corse médiocre, est un réduit, la réserve naturelle d'une espèce française primitive, en voie d'extinction. Je m'envole pour Paris: cap sur une autre tribu, aux rites bien singuliers elle aussi. Celle que les Français monument « les élites ».


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Antone
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MessageSujet: Re: Encore un monument à notre gloire   Mar 30 Aoû - 12:12

je vais prendre cinq minutes pour te dire ce que j'en pense.Confused

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MessageSujet: Re: Encore un monument à notre gloire   Mar 30 Aoû - 13:30

1ère partie à la manière de

Citation :


De la Corse, je pensais en connaître un bout. Enfin, à la façon d’un témoin privilégié. Pas né là-bas mais nourri au lait amer de la nostalgie des origines. J'ai un a priori positif même si je crois que la Corse est un drame de la normalisation. Il y a au moins autant d’imbéciles là-bas qu’ailleurs et une proportion équivalente de gens intelligents. Ceux qui sont partis se sentent coupables de l’avoir fait. Ceux qui sont restés et s’ennuient un peu, il faut bien le dire, trouvent les mots pour faire sentir aux diasporeux (comme ils disent) qu’ils ont tout raté. En fait, il me semble qu’ils ne sont heureux ni les uns ni les autres. C’est bien dommage, une fois ce point de détail relevé, il faut dire que sur l’île, ça bouillonne et ça foisonne tout autant qu’ailleurs. Pas autant que dans le quartier de l’Opéra et pas de la même manière. Mais on y chante, on y crée et sous une nonchalance trop ostentatoire pour être crédible, on y travaille.

Un souvenir aussi et néanmoins. Lorsque j'ai été voir le dernier match à Furiani, je me suis arrêté pour laisser passer sur un passage clouté un ouvrier agricole. J’ai été doublé par une clio noire pleine de jeunes qui ont manqué d’écraser le piéton, en le gratifiant au passage d’un " arabacciu " sonore. J’étais choqué par cette manifestation de racisme ordinaire et imbécile. Ceux à qui j’en ai parlé, m’ont rétorqué que c’était des jeunes, des benêts et qu’il n’y avait pas grand chose à faire. Bon. Je le répète. Autant d’abrutis ici qu’ailleurs. La différence c’est que nos qualités et nos défauts sont plus spectaculaires. L’effet du soleil peut être. Et puis aussi, une petite chose. Il vaut mieux ne pas parler du problème. Ce " lascia corre " n’est pas la marque de l’indolence mais l’expression d’une prudence bien ancrée. Si je réfléchis deux secondes, ce qui m’arrive au moins trois fois par jour, j’ai tendance à penser qu’il ne pouvait en aller autrement dans une île, composée elle même de petites îles intérieures, qui se déclinent en autant d’îlots. Vallées, villages et hameaux. A une époque pas si lointaine, où le clan, la famille, la fratrie étaient les seules valeurs refuges, il était sans doute cohérent de ne pas mettre en cause, à tout le moins en public, le bien-fondé de telle ou telle attitude. C’était fragiliser le cocon et partant, se fragiliser aussi. J’imagine aussi, que les commentaires, les analyses, les critiques éventuelles se faisaient ensuite dans le huis-clos des pagliaghji. Je l’espère en tout cas. Maintenant, n’importe qui peut faire à peu près n’importe quoi et le devoir c’est d’être solidaire. La normalisation disais-je plus avant. La normalisation, c’est le goût de l’argent, du paraître, le flux des idées simplistes et des solutions bateau. Je crains que nous ayons gardé en Corse l’habitude de ne plus dire grand chose alors qu’il y aurait sans doute beaucoup à exprimer. L’enfant est roi, le jeune et le moins jeune sont prompts à sortir i calzotti. Alors indulgence coupable, solidarité complice, lâche ou obligé, on ferme sa gueule en attendant que ça s’arrête. Issue favorable dont il est permis de douter. Je suis lucide donc et je pourrais écrire dans le Figaro. J'ai gagné le droit de poursuivre le pastiche.

Les hommes se connaissent tous, ils s'embrassent avec des airs graves. Ils portent des jeans, des vestes bleu de chine, ils s'avancent avec une démarche modeste, un peu fuyante. Leur regard est n’est pas bas mais sombre. Il est exact qu’ils ne se livrent pas aisément. On ne dit pas bonjour en Corse. On fait un signe. On émet un vague " euh " auquel il est bien vu de répondre. Fà motu, faire un geste. Si l’interpellé veut poursuivre l’échange, il ponctue son " umbeh " d’une question.. - "Ca va?" - " Et toi? ". L’échange est court mais poli et après tout, il vaut mieux que les fausses embrassades et les élans ostentatoires dont raffolent les amis d’un quart d’heure. Bon, parfois, il y a une tendance à s’acharner à ressembler à la caricature, au cliché. Certains ne peuvent se dispenser de vouloir cadrer avec le préjugé que par ailleurs ils condamnent. Ce n’est pas corse. C’est humain. Méditerranéen sans nul doute et îlien à coup sûr.

Les femmes ne sont ni plus belles, ni plus laides qu’ailleurs. Elle mènent leur vie de femme au foyer, au travail et parfois les deux. Elle ne restent pas plus assises qu’à Marseille ou Tourcoing. Il peut leur arriver d’être maussades et renfrognées. Comme à tout le monde. Il y a quelque mégères d’anthologie à Toulon et des viragos de référence à Tarbes. Ah, les robes noires. Oui. Il y a quarante ans. Maintenant, c’est aussi ras la muzza qu’ailleurs. C’est bien ou c’est mal. C’est selon les humeurs de chacun et la longueur des jambes de l’intéressée Leurs yeux sont andalous ou berbères et elles ne commandent pas plus ici qu'à Tarascon ou Digne. Ténébreux et provocants dit le journaliste en goguette..Ou l’art de confondre le cliché avec la réalité. Une forme d’ignorance aussi nourrie de l’absence de voyage et de réflexion. Partout, le plumitif trouvera l’eau qui lui convient pour alimenter le moulin de sa prophétie auto réalisée. Les femmes sur cette île commandent, les hommes paradent. Ce sera sa conclusion mériméenne. Il y a déjà assez de soucis comme ça pour ne pas sombrer dans l’anachronisme. En Corse comme ailleurs, les femmes commandent ou partagent le commandement ou ne commandent pas. Ca ne tient pas à la corsitude mais au caractère plus ou moins éclairé de leur conjoint. Et là, je maintiens le postulat de base. Des beaufs, il y en a ici aussi. Pourquoi y en aurait-il plus qu’ailleurs.

Au village, je me régale à lire Corse-Matin. Je lis aussi Libé et le Monde quand il est livré à Galéria. Mais en quoi le fait de lire un journal local serait-il le marqueur de l’étroitesse d’esprit ? Imagine-t-on un journaliste dire avec un vague mépris à propos d’un alsacien " il lit l’Est Républicain " ? On lit ce qui parle de nous. La presse régionale raconte partout ou presque la même chose. C’est un vrai débat mais il n’est pas spécifique à la Corse.

Lorsque j’arrive à Bastia, les enseignes me parlent toutes de la Corse. Celui que ça étonne préfèrerait sans doute que fussent affichés d’autres panonceaux " Miel du Puy " " Saucisse de foie des antipodes " ou " breizh pulenta " ; Curieux non. A Bastia comme ailleurs, de quoi voulez vous qu’on se flatte ? Des lentilles du Puy peut –être ? Et si un restaurant chinois a fait faillite, c’est que le nem était trop cher ou pas assez garni. Les deux peut-être. Le vrai problème est celui du prix de la ration qui fait des villes corses, les plus chères d’Europe. Mais à chasser la petite bête de l’identitaire, on en oublie l’essentiel. La normalisation. Des riches toujours plus riches et des pauvres au moins autant qui valsent avec les étiquettes. L’obésité, la drogue, l’ennui. La routine d’une société occidentale bien plus pernicieuse que la fréquentation des cafés.

Oui, davantage encore que sur le continent, les cafés sont bondés à n'importe quelle heure du jour et de la soirée. Tous les rendez-vous sont fixés en terrasse. C’est vrai sauf quand il pleut. Peut être qu’en Picardie, les gens ne sont pas en terrasse mais quelque chose me dit qu’ils sont à l’intérieur. Les gens vous épient, ils parlent bas, ils ont l'air sur la défensive. Pas faux. J’ai connu la même chose dans la Sarthe où mon irruption dans le bistrot du coin a mis un terme immédiat aux échanges plus ou moins avinés. Pareil qu’ailleurs vous dis-je !

: "On est comme les autres, mais différemment. " Marion, la copine journaliste du journaliste, pointe son doigt, sur son carnet et lui fait les yeux noirs: "Ecris! La Corse est une région attachante! On n'est pas des pestiférés!". Elle a raison d’insister Marion. Le type, il arrive façon procureur et ça doit se sentir. La paranoïa se niche où on ne l’attend pas et il existe des enquêteurs névropathes au point de croire leur suspect bien plus malades qu’eux. Le collaborateur du préfet veut dire un truc à un gendarme sans être entendu. Le culte du secret. Ben tiens. Il avait peut être tout simplement quelque chose à lui dire.

La Corse me fait penser à la Corse. Une île méditerranéenne avec ses caractéristiques et ses habitudes bonnes ou mauvaises. Oui, on tue ici plus qu’à Palerme. Oui, l’univers traditionnel bascule. Non, on ne s’attache pas aux traditions parce que les traditions ça va, ça vient et celle d’hier ne sera pas celle de demain.


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MessageSujet: Re: Encore un monument à notre gloire   Mar 30 Aoû - 22:35

oui je l'avais deja lu sur un groupe facebook... completement hallucinant...
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Mnt
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MessageSujet: Re: Encore un monument à notre gloire   Mer 31 Aoû - 16:14

Antone a écrit:
1ère partie à la manière de

Citation :


...blabla de pisse-copie...


oui mais c'est de qui ???
Ariane Chemin ?
ou bien l'autre journaleux d'origine bastiaise dont j'ai oublié le nom ???
(à ne plus polémiquer pendant des lustres, on perd vite les réflexes et les références)
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SEBASTIEN22
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MessageSujet: Re: Encore un monument à notre gloire   Mer 31 Aoû - 18:00

king king king
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Antone
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MessageSujet: Re: Encore un monument à notre gloire   Mer 31 Aoû - 18:42

ni l'un ni l'autre, c'est paru dans le Bigaro le journal plein de noyaux.

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MessageSujet: Re: Encore un monument à notre gloire   Mer 31 Aoû - 19:07

ce qui démontre bien le style recherché par le Journal avec ce type d'article... on pourrait dire "commandé"
lapidaire, faussement initié, et qui flatte le lectorat dans le sens du poil
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FILIPPUNIULINCU
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MessageSujet: Re: Encore un monument à notre gloire   Mer 31 Aoû - 19:22

Il faudrait lui "hauter" l'envie d'écrire des con*eries à celui-là

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