Chjachjaratoghju di Bastia


 
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Antone
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MessageSujet: No comment.   Mer 16 Juin - 12:11

No comment parce que j'ai peur de m'énerver.
Ocana


Trois attentats visent une famille prise en otage


Paru aujourd'hui, mercredi 16 juin 2010


Photo : Pierre-Antoine Fournil
Le commando a fait irruption hier vers 20 heures à Ocana.





Deux explosions dans la nuit. Et une famille traumatisée. Hier soir, aux alentours de 20 heures, à Ocana, à une vingtaine de kilomètres d'Ajaccio, un commando armé et cagoulé fait irruption dans la maison des Romer. La famille est installée dans l'île depuis une quarantaine d'années. Aux côtés de sa femme et de ses trois enfants, dont certains en bas âge, le père est seul à être ligoté sous la menace d'une arme.

Les occupants sont séquestrés dans une pièce. L'un des membres du commando composé de quatre ou cinq hommes accuse le père : « Tu es un spéculateur ! » La famille verra l'explosion d'une habitation qui s'embrase aussitôt. Située sur une parcelle attenante, elle avait été vendue à M. Desailly, un acheteur continental. Les deux gîtes, en contrebas, sont également visés. L'ossature et la toiture de l'un des deux seront particulièrement secouées par la déflagration. La mèche fera long feu dans la dernière habitation. Alertés peu après, les pompiers d'Ocana seront rapidement rejoints par leurs collègues de Vero, Bocognano et Ajaccio. En 13 minutes précisément, les secouristes investissent la propriété située après le Pont de la pierre, au coeur d'une oliveraie.

« Un acte lâche et inqualifiable »

Sur place, les victimes seront prises en charge. Choquées, elles ne semblent pas avoir subi de violences physiques. La famille Romer sera évacuée vers l'hôpital de la Miséricorde pour une prise en charge aux urgences. Dans la soirée, les parents étaient entendus dans l'enceinte du centre hospitalier ajaccien par des enquêteurs de la police judiciaire. Sur le terrain, les pompiers avaient éteint les flammes en quelques minutes, tandis que les démineurs tentaient de sécuriser le périmètre. Gendarmes et policiers étaient également à pied d'oeuvre pour essayer de relever des traces éventuelles laissées par le commando. Mais il faudra attendre aujourd'hui pour que les enquêteurs y voient plus clair. La sous-direction antiterroriste du parquet de Paris a d'ores et déjà été saisie de l'enquête. Sur les lieux dans la soirée, le coordinateur des services de sécurité intérieure, Gilles Leclair, était venu témoigner sa solidarité. « C'est un acte lâche et inqualifiable », s'est-il indigné. La raison d'une telle action ? Trop tôt encore pour le dire. « Le propriétaire avait récemment vendu la parcelle de terrain à une personne originaire de la région parisienne. » Reste la violence de cet attentat. Qui intervient alors qu'une récente conférence du FLNC évoquait la recherche d'une « solution politique. »
Paul Ortoli

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MessageSujet: Re: No comment.   Jeu 17 Juin - 12:26

Citation :

Il est minuit
passé mardi lorsque Patrick et Élisabeth Römer sortent de l'hôpital
d'Ajaccio, portant leurs trois enfants dans les bras. Le garçonnet de
huit ans et les deux petites filles de six et quatre ans sont épuisés.
Leurs parents aussi. Ils n'ont pas encore le bilan des attentats qui ont
visé leurs deux gîtes en construction et la maison également en
chantier qui jouxte leur terrain.

Une nuit blanche plus
tard, le couple revient sur sa propriété. À la lumière du jour, le
constat est plus facile à faire. L'une des maisonnettes destinée à la
location est très sérieusement endommagée. L'incendie qui a suivi
l'explosion a totalement détruit la toiture. La seconde bâtisse est
moins touchée. Tout comme la villa voisine. Mais des expertises devront
être effectuées sur les structures mêmes des bâtiments.

Le couple souhaitait s'exprimer. Mais la jeune
femme n'y parvient pas tant elle est bouleversée.

Le contraste entre la colline plantée
d'oliviers, l'enclos où paissent de petits chevaux irlandais et ces
bâtiments détruits sur lesquels on peut lire « FLNC » et « A tarra a i
Corsi » est frappant.

Incompréhension

Patrick Römer quitte quelques instants les
policiers qui continuent de chercher des indices sur les lieux. « Je
suis déçu, franchement déçu »
, énonce-t-il, la voix blanche. «
Avec mon épouse et sa famille, on s'est démené pendant quatre ans sur ce
terrain »
Son regard englobe les oliviers alentour, derrière les
lunettes noires. « Qu'est-ce que ça veut dire spéculateur ? Si
j'étais un spéculateur, je ne vivrais pas dans 40 m2 avec mes trois
enfants ! »
Sous le coup de l'émotion, les mots coulent. En corse.
Une langue quasi maternelle pour cet homme de 53 ans qui vit dans l'île
depuis 48 ans. Il évoque la plantation des arbres, les chevaux que son
épouse élève quelques mètres plus haut. Et ces deux gîtes qui devaient
améliorer l'ordinaire. Il parle de son passé d'artisan dans le bâtiment.
De ce rêve que les banques ne financent pas. « J'ai vendu 3 000 m2
de terrain constructible à un galeriste parisien qui veut vivre ici.
Pour financer la construction des gîtes. J'ai essayé de le vendre à des
gens d'ici. Personne n'en a voulu... »


Soutien

Hier, des communiqués de soutien à la famille
d'agriculteurs sont parvenus de la mairie d'Ocana, du conseil général de
Corse-du-Sud et de la Ligue des droits de l'homme. Tous dénoncent la
manière dont ces attentats se sont produits. S'inquiètent du traumatisme
des enfants.

Patrick Römer qui précise que le commando «
n'a exercé aucune violence »
ne savait rien de ces soutiens hier.
Les clandestins avaient emporté son téléphone portable et celui de sa
femme pour couvrir leur fuite.

no comment faire ça devant 3 enfants, les mots me manquent......
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Antone
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MessageSujet: Re: No comment.   Ven 25 Juin - 13:07

la lutte contre la spéculation bat son plein. Je sais où c'est et qui c'est. Galeria c'est chez moi.

Victimes d'un attentat à Galéria, ils affichent leur désarroi

Publié le vendredi 25 juin 2010 à 01H00 -



Les victimes de l'attentat ont placardé une affiche pour rappeler que là se dressait leur maison. Photo DR
Effondrés. Comme les murs à peine terminés. Brisés. Comme la consécration de leur rêve. Pulvérisés. Comme leurs promesses de bonheur. Une semaine après la destruction totale de leur maison, Brigitte Van Hoegaerden, Jean-François et Maël Jodry sont revenus à Galéria. Et sur leur terrain de A Funtanaccia, ils ont placardé une affiche. Une photo et quelques mots posés sur des ruines pour dire leur désarroi. « Ni spéculation, ni atteinte à l'environnement, cette maison était celle d'un enfant, petit-fils de Marthe Arrighi de Casanova, de la lignée de Laetitia, mère de Napoléon. Lorsque dans la nuit du 15 juin 2010, quelques "gardiens du temple" accomplirent une vile besogne destructrice. Ils salissent par cet acte lâche tout le peuple corse. »

« Un terrain très convoité »

La Corse, ce couple d'architectes la connaît depuis longtemps. Originaire du sud de l'île, Brigitte a commencé à venir à Galéria dans sa jeunesse. « C'est l'amitié de Corses qui m'a fait découvrir ce village il y a de nombreuses années. Nous y sommes revenus ensuite en famille. Pendant plus de 20 ans. Ce terrain, nous l'avons trouvé en plein maquis. Il appartenait à un continental, qui a bien voulu nous le vendre. Des étés durant, nous y avons campé, heureux de cette communion avec un petit espace que nous avions préservé. »

Ils ont dû se battre, « loyalement et légalement » pour obtenir le droit d'y rester. « Le terrain, dans le village, était très convoité. Y compris par des gens qui, sous couvert d'une idéologie nationaliste, masquaient mal des appétits aiguisés. »

Pour leurs 60 ans, ils décident d'y construire une maison. En prenant leur temps. « C'est une habitation modeste de 90 m2, si bien intégrée que les habitants du village ne la voyaient même pas, ni de la terre ni de la mer. Pendant toute la durée de la construction, nous n'avons reçu aucune mise en garde. Jusqu'à ce qu'elle soit achevée, en cette année 2010 ! Et détruite à 100 % la nuit du 15 juin »

« Une destruction ordinaire »

Cet été, ils allaient se retrouver là, en famille. « Nous avions déjà imaginé qu'il ferait bon y vivre. Dans la chambre de notre fils, nous comptions installer des lits superposés pour accueillir cousins et copains. En miettes, tout ça. Comme le travail d'artisans corses amoureux de bel ouvrage. Comme les souvenirs des bons moments passés ».

Aujourd'hui, Brigitte Van Hoegaerden et Jean-François Jodry ont cessé de rêver. « Comment croire à un avenir prometteur pour nos enfants quand un coup de bombe, aussi facilement qu'un coup de gomme, vient rayer leur destin. C'est une destruction ordinaire. Puissent un jour les femmes et les enfants de ce pays secouer le joug de cette violence aveugle, injuste et vaine. ». Remerciant tous leurs amis, « en particulier ceux de Galéria », de leur soutien moral, ils se demandent encore pourquoi. « La charge explosive était de très forte puissance. On a vraiment voulu qu'il ne nous reste rien ! », conclut Brigitte Van Hoegaerden. Aujourd'hui, une photo et une affiche rappellent juste que là, au lieu-dit A Funtanaccia, se dressait une maison.

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MessageSujet: Re: No comment.   Dim 4 Juil - 6:15


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MessageSujet: Re: No comment.   Dim 4 Juil - 12:48

Ca se passe en effet de commentaires...
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MessageSujet: Re: No comment.   Dim 4 Juil - 15:10

autant j'ai de la sympathie pour les actions du FLNC il y a 10/20/30 ans de ça qui ont empéché la Baléarisation de la Corse et le bétonnage massif par des promoteurs mafieux, la j'applaudis à deux mains, autant cette affaire la est révoltante et j'espère que les types qui ont fait ça seront pris et vont manger grave mais vraiment manger un max d'années à l'ombre, le FLNC et la LLN ont bon dos, quelle bande de cloches et de grands cerveaux aussi, car faire ça à un père de famille devant ses gamins de 4 à 8 ans faut vraiment ètre de grands patriotes courageux et sévèrement burnés.

pitoyable de lacheté et de connerie, le type plastiqué est 1 000 000 de fois plus Corse que les types qui ont fait ça.
je m'arrète la ............no comment

Citation :
Perpétré le 15 juin dernier, le mode opératoire de cet attentat avait suscité beaucoup d'émotion. Aujourd'hui, tant bien que mal le couple s'efforce de repartir de l'avant







Psychologiquement, ça a été terriblement violent ». Dix-neuf jours après les faits, l'incompréhension règne toujours. Séquestré dans sa maison avec sa femme et ses trois enfants - âgés de quatre à huit ans - par un commando de quatre hommes qui avait plastiqué deux gîtes ruraux sur un terrain en contrebas qu'il avait récemment vendu à un galeriste parisien, Patrick Römer (53 ans) ne comprend toujours pas le « pourquoi du comment » de cet acte. Motivation « politique » ou simple « jalousie », ce producteur d'huile d'olive, installé depuis son enfance dans l'île, est en proie à de multiples interrogations.

« Bientôt, c'est la moitié de la Corse qui sautera »

« Ce soir-là, lorsqu'ils m'ont fait sortir, ils m'ont expliqué que c'était à cause de la vente de mon terrain. J'ai essayé de leur expliquer que je n'avais pas fait de spéculation, que j'avais juste eu besoin d'argent pour achever mon exploitation J'ai vendu ce terrain à peine 40 000 euros. Dans le coin, personne n'en avait voulu. Nous n'avons pas pensé à mal. Et puis finalement... » Il reprend son souffle avant de remettre les gants. « Je comprends que l'on se batte pour sa terre, contre la spéculation foncière, mais pas de cette manière... Si chaque Corse qui vend un morceau de terrain à un étranger est un spéculateur, c'est la moitié de la Corse qui sautera bientôt. » L'image est forte, à la hauteur du traumatisme subit. « Nous avons pris le large pendant deux jours, lance-t-il. Nous avons même envisagé la possibilité de ne plus habiter sur notre terrain. Et puis, les enfants nous ont convaincus de revenir. Mon fils de huit ans m'a dit : Papa qui va s'occuper des chevaux et des oliviers ? »

Patrick Römer montre alors une petite cabane comme pour signifier sa volonté de tourner la page et d'aller de l'avant. « Quatre jours après le drame, mon fils est venu me voir, m'a pris par la main, et m'a dit : Papa, ça y est la maison est fini ! » Depuis ce moment, les Römer affichent leur détermination à « rester sur une terre d'adoption » qu'ils continuent d'« aimer ». C'est ainsi qu'hier, en fin de matinée, sous une chaleur accablante, ce père de famille avait ainsi tenu à réunir sur sa propriété des membres de sa famille, des amis, des proches et quelques anonymes pour les remercier de leur aide.

Au total une trentaine de personnes avaient pris place sur la terrasse de la maison pour apporter un brin de réconfort. L'une des soeurs de Patrick Römer, Geneviève s'avouait encore abasourdie. « Nous n'arrivons toujours pas à nous faire à l'idée que ça a pu arriver. » La voix tremblotante, elle poursuivait : « C'est la première fois en Corse que je vois ça. Pour notre famille, c'est un grand malheur. On peut concevoir beaucoup de choses, mais commettre de tels actes devant des enfants... Ce n'est pas chrétien, pas humain et surtout pas Corse. » À quelques pas de là, son épouse élisabeth témoigne devant les caméras de TF1. « Mettre un père à genoux devant ses propres enfants, c'est tout simplement monstrueux. »

« Il ne méritait pas ça »

Autour de la famille « un élan de solidarité s'est créé », indique Tony Tremari, venu hier avec son fils pour témoigner son soutien à son ami d'enfance, est lui aussi encore sous le choc. « Nous avons grandi ensemble. Je veux simplement dire que Patrick est plus Corse que certains Corses. En tout cas, plus que ceux qui ont placé ces charges. Je l'ai en travers de la gorge. Je suis nationaliste modéré. Je suis contre la spéculation. Mais là, une grosse bavure a été commise. Il ne méritait pas ça. » Si le couple aura gravé à jamais les images de cette nuit du 15 juin 2010, il affirme vouloir « avancer » et affiche un visage « positif ». En passant devant l'un des gîtes, où le sigle FLNC avait été peint, Patrick Römer glisse d'un ton limpide et paisible « Je veux simplement reconstruire pour laisser quelque chose à mes enfants ».



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