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 Un vent nouveau...

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Antone
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Antone

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MessageSujet: Un vent nouveau...   Un vent nouveau... EmptyMar 13 Fév - 14:46

Un vent nouveau... Lemondefr_pet a écrit...

Citation :

Le nouveau vent du banditisme corse

LE MONDE | 13.02.07 | 14h31 • Mis à jour le 13.02.07 | 14h31


Citation :

Mort le 1er novembre 2006, le dernier parrain corse "à l'ancienne", Jean-Baptiste Jérôme Colonna, dit "Jean-Jé", chef de clan et figure de l'histoire du grand banditisme français, n'en finit pas de peser sur la Corse-du-Sud.
La justice s'interroge toujours sur l'origine de sa mort dans un accident de voiture (Le Monde du 6 février). Après avoir reçu des expertises contradictoires, quant à la cause accidentelle ou criminelle de sa mort, le procureur de la République à Ajaccio, José Thorel, a demandé, le 8 février, un complément d'informations.

Ce doute alourdit plus encore la tension qui règne depuis 2004 à Ajaccio où les règlements de comptes ont déjà fait plus d'une dizaine de morts. On imagine l'émotion que susciterait une telle hécatombe ailleurs en France.
Comme dans beaucoup de cultures méditerranéennes, la mort ouvre une trêve sacrée qui structure et resserre le tissu familial et l'organisation sociale de l'île. L'enterrement de "Jean-Jé", le 3 novembre 2006, dans son village de Pila-Canale, n'a pas dérogé à la règle. Ce fut une digne mise en scène du respect dû aux morts, sur cette terre où ils ne sont jamais oubliés.
Le long cortège funèbre était aussi la photographie d'une vie et d'une influence. Tous ceux qui ont jalonné son existence se devaient d'être là. On put ainsi apercevoir différent cercles : celui du village, du canton, de l'île, de Marseille, de Paris et de l'étranger.
Les liens sociaux subtils des petites sociétés insulaires longtemps refermées sur elles-mêmes sont difficiles à décrypter. Il y avait là des amis de toutes sortes, intimes, proches ou fidèles. Ceux investis dans les jeux à Ajaccio, à Paris ou en Afrique, mais aussi des élus venus par obligation ou gratitude, tels Camille de Rocca-Serra, président UMP de l'Assemblée de Corse, ou François Dominici, élu radical de gauche de Haute-Corse.
En marge de ce moment de recueillement, sous l'oeil intéressé de quelques initiés, se tint également une rencontre touchant un autre cercle, plus occulte celui-là, celui du banditisme insulaire.
Les policiers en civil présents dans le cortège ont ainsi observé un long aparté entre des hommes qu'ils connaissent bien : le fidèle lieutenant de "Jean-Jé", Ange-Marie Michelosi, et deux figures de la Brise de mer, nom du groupe criminel incontournable de Haute-Corse, Francis Mariani et Pierre-Marie Santucci. A l'évidence, le Nord rendait visite au Sud.
Au terme de l'enterrement, Michelosi a invité les représentants de la Brise de mer à se rendre dans l'arrière-salle du café de Pila-Canale. Lui-même était entouré de quatre habitués du Petit Bar à Ajaccio, supposé être le quartier général d'une jeune garde musclée. Seuls les participants à cette réunion connaissent le contenu de la discussion entre intimidation, rapport de force et - qui sait - visite de courtoisie. Ces éléments ont été transmis, à titre d'information, au service de lutte contre le crime organisé à Nanterre.
La Brise de mer et "Jean-Jé" ont garanti, depuis le début des années 1980, un certain équilibre au sein du milieu insulaire. Cet ordre est remis en question par la mort de "Jean-Jé" et nombre de questions se posent sur l'avenir.
La Brise de mer, groupe composé d'un noyau dur d'une dizaine de quinquagénaires, de renommée internationale, traitant avec la mafia russe ou italienne, a fait fructifier ses affaires dans le monde entier après un parcours criminel inédit et peu entravé par la justice. Fortunes faites, à l'abri, pensent-ils, de la curiosité policière, ils pèsent sur le banditisme français et sur l'avenir de la Corse.
La présence à l'enterrement de "Jean-Jé" Colonna de Mariani et Santucci, poursuivis par le passé dans des affaires d'homicides, de braquages et de racket laisse ouvertes toutes les hypothèses quant à leurs réelles intentions sur le sud de l'île.
Mais l'identité de leurs interlocuteurs révèle d'ores et déjà l'émergence d'une nouvelle génération remuante, aujourd'hui au centre des attentions policières. Ils étaient quatre, entourant telle une garde prétorienne Michelosi, le lieutenant de "Jean-Jé" : Pascal Porri, Mickael Ettori, André Bacchiolleli et Stéphane Raybier, âgés d'une trentaine d'années, sont apparus, sous les yeux des policiers, jouant d'égal à égal avec la Brise de mer. Tapes sur l'épaule, rires, apparente complicité, rien ne manquait à cette rencontre conviviale.
Judiciairement, Porri est le seul des quatre à être inquiété. Mis en examen pour "rébellion avec arme et port d'arme", il est actuellement incarcéré. Ettori et Raybier ont été placés en garde à vue, début janvier et février, puis relâchés sans poursuites dans des affaires d'homicides.
D'autres habitués du Petit Bar ont été condamnés fin 2004 pour extorsion de fonds à l'encontre d'un restaurant à Ajaccio. En outre, deux d'entre eux, Francis Castola et Damien Ceccaldi, ont été mis en examen pour "complicité d'assassinat par fourniture de moyen" pour avoir dérobé la moto utilisée pour tuer, le 25 août 2004, Roger Polverelli, ancienne figure du banditisme corse. L'enquête n'a pas mis en évidence de lien formel avec l'assassinat lui-même.
Les services de police tentent également d'y voir plus clair sur le lien éventuel existant entre certains membres du Petit Bar et le trafic de stupéfiants en Corse-du-Sud. Un réseau fonctionnerait entre Ajaccio et Aix-en-Provence via des navires de ligne effectuant la traversée entre la Corse et le continent. L'argent du trafic serait blanchi dans l'immobilier et des restaurants à Ajaccio et dans les Bouches-du-Rhône.
Ce tableau est contesté par Pascal Garbarini, avocat de Porri, Ettori, Raybier et Bachiolleli, surveillés par les policiers à l'enterrement de "Jean-Jé". "La bande du Petit Bar est un fantasme créé de toutes pièces par la police et la presse en mal de sensation et ces supputations sur la volonté de mes clients de jouer un rôle en Corse-du-Sud n'ont aucune réalité", affirme-t-il.
Refusant de commenter l'entrevue avec les membres de la Brise de mer, Me Garbarini a tenu, en revanche, à dénoncer "la stratégie policière". "Les interpellations de Raybier et Ettori, dénonce-t-il, n'étaient qu'un prétexte pour perquisitionner leur domicile, en vain : aucune charge n'a été retenue contre eux. Quant à Porri, deux requêtes en nullité sur la qualification juridique et sur l'interpellation ont été déposées devant la cour d'appel."
Ange-Marie Michelosi, âgé d'une cinquantaine d'années, figure depuis longtemps dans les registres policiers du grand banditisme, au côté de "Jean-Jé". Plus récemment, le 3 juin 2005, il a été condamné à trois mois de prison ferme pour port d'arme. Le 6 juin 2005, la cour d'appel d'Aix-en-Provence lui infligeait un an de prison ferme pour "recel" de procès-verbaux extraits d'une procédure judiciaire par un policier.
Son avocat, Me Antoine Versini, n'a pas souhaité apporter d'éclairage sur les relations de son client mises en évidence par les observations policières lors de l'enterrement de "Jean-Jé". "La Corse, dit-il, est un village et peu importe la fonction sociale lors de ce type d'événement."
La préfecture de Corse rappelle que la proximité, sur une île où les interactions familiales sont si étendues, n'est pas la preuve d'une complicité ou d'un lien d'intérêts avec ses interlocuteurs. Et pour la justice, ces rencontres n'ont rien de répréhensible en soi.
Pour leur part, les vieux routiers de la Brise de mer, dont le nom vient également de l'enseigne d'un bar où se réunissaient au début des années 1980 les membres de cette bande, sur le vieux port de Bastia, n'ont jamais eu pour habitude de commenter leurs activités. Seul Francis Mariani s'était exprimé, le 2 mai 2002, lors de son procès, à Ajaccio, dans une affaire de racket. "La Brise de mer n'existe pas, se défendait-il, c'est de la pipette, un mythe, (...) les enquêteurs ont tout contrôlé, tout vérifié, sans rien trouver."
L'avenir dira si le déplacement de la Brise de mer au pied du cercueil de "Jean-Jé" fut une visite de politesse ou un baiser mortel.
Jacques Follorou
Article paru dans l'édition du 14.02.07


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Citation :
L'église de Pila-Canale (Corse-du-Sud) lors des obsèques de Robert Feliciaggi, élu divers droite de l'assemblée de Corse, le 13 mars 2006.

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MessageSujet: Re: Un vent nouveau...   Un vent nouveau... EmptyMar 13 Fév - 18:44

Citation :

LE FIGARO
DOMINIQUE RIZET ET AZIZ ZEMOURI.
Publié le 26 janvier 2007
Actualisé le 27 janvier 2007 : 18h30


La police judiciaire vient de procéder aux premières arrestations de suspects ayant participé à la fusillade de la brasserie Les Marronniers, le 4 avril dernier à Marseille.

Farid Berrahma, fiché au grand banditisme, et deux de ses acolytes y avaient trouvé la mort. Grâce aux traces de sang laissées sur les lieux, la police est remontée jusqu'à Ange-Toussaint Federici, 42 ans, braqueur réputé proche de la bande de la Brise de mer, une association de malfaiteurs qui, selon la police, aurait mis en coupe réglée la Corse et une partie du sud-est de la France. Ses proches nient ses liens avec le milieu : «C'est un solitaire, il ne se plie pas facilement à la discipline.»

Condamné à un total de vingt ans de prison après des braquages effectués sans violence, il a passé près de dix ans en détention. Il est aujourd'hui mis en examen pour assassinat et écroué à la prison de Toulon. Mais l'exploitant agricole de Venzolasca (Haute-Corse) - c'est sa profession officielle - nie les faits. Selon Me Dominique Mattei, avocat au barreau de Marseille, son client était effectivement dans le bar mais il ne faisait qu'y consommer : «Il s'est enfui parce qu'il ne voulait pas finir comme les autres après avoir été témoin de la tuerie. Sur les 10 hommes du commando qui aurait tué Berrahma, on observe qu'il est le seul à avoir été écroué après neuf mois d'enquête...»

Le hasard faisant bien les choses, le soir de l'attaque de la brasserie Les Marronniers, Federici, blessé, fait appel à son cousin Paul Bastiani, courtier en automobiles, qui le conduit à la clinique Clairval de Marseille.

Mis en examen pour recel de malfaiteur, Bastiani, présenté au juge de la détention et des libertés, est ressorti libre du tribunal. Mais ce soir-là, Federici, qui n'avait rien à se reprocher, avait néanmoins appelé son ami Paul Lantieri, originaire de Bonifacio, qui vit à Paris, afin de l'aider à se faire soigner sans éveiller les soupçons des médecins de la clinique. Interpellé et mis en examen lui aussi, Lantieri n'est pas un inconnu des services de police. Il est largement cité, en 2000, dans le rapport du procureur de la République Bernard Legras, alors en poste en Corse. Propriétaire de restaurants et d'établissements de nuit sur l'île de Beauté, mais aussi dans les Bouches-du-Rhône, l'homme est connu pour avoir laissé derrière lui plusieurs ardoises au fisc et bien des questions sur la destruction à l'explosif (500 kilos de nitrate de fioul, provoquant cinq énormes cratères) de l'un de ses night-clubs corses. «L'explosion a pu régler ses problèmes fiscaux», commente, laconique, un enquêteur.


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